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Shvets,
Catherine
Hitler
et
la
fillette.
Éd.
Flammarion
Québec,
2010,
128
p.
ISBN
9782890773769
Juifs
sauvés
par
les
Allemands
Avec
ce
recueil
de
nouvelles,
Catherine
Shvets,
une
Montréalaise
née
en
1993,
rend
hommage
à
sa
grandmère,
une
survivante
de
lholocauste.
En
sinspirant
des
anecdotes
de
son
aïeule,
la
jeune
auteure
a
concocté
un
opuscule,
qui
clouera
le
bec
de
ceux
qui
désespèrent
des
adolescents.
Au
lieu
de
farfouiller
dans
le
genre
fantastique
comme
les
jeunes
auteurs,
elle
sest
attaquée
à
un
grave
sujet
quelle
a
su
traiter
avec
une
justesse
rare
pour
une
ado.
Le
recueil
est
composé
de
quinze
nouvelles,
dont
lunité
est
assurée
par
lapparition
récurrente
dune
fillette,
victime
dune
haine
qui
dépasse
lentendement,
comme
celle
de
La
Liste
de
Schindler.
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Le
propos
tend
à
démontrer
comment
sest
vécu
au
quotidien
légarement
dHitler
que
lauteure
cite
entre
chaque
nouvelle
pour
expliquer
pourquoi
le
Führer
voulait
que
«
le
juif,
cette
sangsue,»,
soit
exterminé.
Elle
attire
lattention
sur
les
conséquences
dun
profilage
ethnique
valant
une
condamnation
aux
camps
de
la
mort.
Profilage
qui
réduit
des
citoyens
allemands
de
religion
juive
à
se
cacher
sils
ont
survécu
à
la
faim.
À
linstar
dAnn
Frank,
elle
a
évité
de
se
rabattre
sur
les
nazis.
Le
recueil
souligne
plutôt
la
magnanimité
de
certains
Teutons,
à
qui
Catherine
Shvets
a
imaginé
une
fausse
biographie.
Même
des
officiers
ont
prouvé
leur
respect
de
la
vie
en
épargnant,
à
leur
risque
et
péril,
plusieurs
yiddishs
de
la
mort
malgré
les
ordres
mortifères
du
petit
Autrichien
moustachu.
Une
grande
bonté
parcourt
cette
uvre
de
118
pages
attachée
aux
gestes
touchants,
qui
réconfortent
les
victimes
grâce
à
la
consigne
tacite
du
partage.
À
labri
du
sentimentalisme,
bonbons,
poupées
et
tissus
abîmés
changent
de
main
comme
on
offre
aussi
un
bol
de
bortsch
et
une
tranche
de
pain,
cette
dernière
que
lon
ne
mange
pas
pour
la
réserver
à
plus
malheureux
que
soi.
Si
lécriture
se
peaufine
au
cours
des
ans,
on
pourra
peut-être
partager
lavis
dun
chroniqueur
du
Devoir,
qui
a
été
subjugué
par
ce
recueil
dune
maturité
surprenante
:
«
Un
livre
remarquable,
admirable,
inclassable.
Une
pièce
d'orfèvrerie.
»
Ladmiration
la
rendu
insensible
aux
défauts.
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