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Moreno,
Caroline.
Au
non-plaisir
de
vous
revoir.
Éd.
Lanctôt,
2002,
103
p.
Testament
d'une
mourante
Caroline
Moreno
est
une
journaliste
pigiste,
qui
s'est
donné
un
pseudonyme
comme
romancière.
Au
non-plaisir
de
vous
revoir
-
quel
titre
affreux
!
-
est
son
premier
roman.
Il
s'agit
du
testament
d'une
mourante
qui
rédige
ses
dernières
impressions
avant
de
quitter
ceux
et
celles
qu'elle
a
aimés.
La
narratrice
s'adresse
particulièrement
à
sa
sur.
Résignée
à
mourir,
elle
lui
rappelle
tout
ce
qui
l'a
rendue
heureuse
sur
cette
terre
:
son
mari,
sa
fille,
les
membres
de
sa
famille...
Tout
est
embelli.
Le
"
struggle
for
life
"
est
oublié.
Tout
est
bien
qui
finit
comme
prévu.
Le
cancer
ronge,
mais
la
vie
vaut
la
peine
d'être
vécue
à
cause
de
ceux
qui
nous
ont
entourés.
Faut-il
croire
que
l'entourage
de
la
narratrice
a
toujours
répondu
à
ses
attentes?
Il
est
permis
d'en
douter,
surtout
qu'elle
évoque
un
premier
amour
qu'elle
n'a
jamais
oublié.
Dommage
que
cet
aspect
du
roman
n'ait
pas
été
davantage
exploité
comme
l'a
fait
Ying
Chen
dans
Le
Champ
dans
la
mer.
Ses
souvenirs
heureux
sont
évidemment
teintés
de
tristesse
par
cette
mort
prochaine.
On
n'est
pas
loin
de
la
fable
de
La
Fontaine.
Même
si
l'auteure
aborde
avec
franchise
le
thème
de
la
mort,
on
sent
que
sa
moribonde
ne
transcende
pas
ce
qu'elle
vit.
Elle
reste
collée
à
la
matérialité.
La
mort
se
limite
à
la
perte
d'êtres
chers.
C'est
un
peu
mince
comme
réflexion.
Par
contre,
il
y
a
des
accents
d'authenticité
dans
cette
oeuvre,
qui
laissent
croire
que
Caroline
Moreno
s'est
servie
de
l'écriture
pour
assumer
son
propre
deuil,
mais
son
émotion
ne
parvient
pas
à
s'imposer.
Sur
le
même
sujet
et
avec
la
même
technique
structurale,
Maryse
Pelletier
a
écrit
L'Odeur
des
pivoines,
une
oeuvre
bien
plus
étoffée.
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