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Piuze,
Simone.
Blue
tango.
Éd.
Triptyque,
2011,
323
p.
Père
manquant,
fils
manqués
Au
nom
du
père
manquant,
du
fils
manqué
et
de
l'esprit
en
charpie.
La
formule
jaculatoire
résume
le
contenu
de
ce
roman
destiné
à
tous
les
adeptes
de
ressourcement
et
de
psychologie
populaire.
Enfin,
les
vendeurs
de
bonheur
tiennent
un
témoignage
qui
appuie
la
nécessité
de
leurs
produits.
L'auteure
narre
l'histoire
des
deux
frères
Courtemanche
de
Rawdon,
nés
de
pères
différents,
qui
ont
disparu
après
une
nuit
jubilatoire
sans
offrir
de
services
après
vente.
Et
la
mère
généreuse
s'est
donné
la
peine
de
mener
ses
grossesses
à
terme.
Pour
les
enfants,
c'est
quand
même
un
départ
peu
prometteur
pour
une
course
existentielle
intraitable.
À
16
ans,
Jean,
l'aîné,
déniche
un
père
de
substitution
en
la
personne
de
Martha
Lupien,
une
androgyne
peintre,
qui
l'initie
à
la
sexualité
en
dépit
de
sa
quarantaine.
Cet
apprentissage
sur
l'air
du
Blue
Tango
apparaît
aux
yeux
du
garçon
comme
un
engagement
amoureux
définitif.
Alors
que
le
couple
dépareillé
s'apprête
à
aller
vivre
en
Chine,
Jean
découvre
son
amante
poignardée
sur
le
plancher
du
salon.
William,
son
cadet
de
deux
ans
plus
jeune,
ne
souffre
pas
moins
de
l'aventure
de
son
frère
qu'il
idéalise.
Chacun,
à
sa
manière,
tente
de
faire
le
deuil
de
son
enfance
à
l'ombre
de
la
chute
Dorwin.
Quarante
ans
plus
tard,
Jean
et
William
n'y
sont
pas
parvenus.
Leur
passé,
toujours
vivant,
ronge
leur
cur
blessé
par
les
circonstances.
Ensemble,
ils
s'attaquent
à
la
lourde
tâche
de
défricher
le
sentier
du
bonheur,
lequel
passe
par
la
jungle
des
pères
inconnus
et
des
amours
anciennes.
En
résumé,
le
roman
analyse
les
ravages
des
pères
manquants
sur
leurs
fils.
Le
salut
qui
attend
ces
derniers
au
bout
de
leur
cheminement
passe
par
une
sensualité
destructrice.
Les
deux
hommes
adoptent
un
comportement
peu
commun
dans
le
monde
de
la
testostérone.
Les
gestes
affectifs
qu'ils
se
portent
font
douter
de
leur
orientation
hétérosexuelle.
De
plus,
le
sujet
est
traité
avec
une
sentimentalité
qui
fera
sourciller
la
gent
virile.
L'atmosphère
sirupeuse
délave
ce
cours
101
de
psychanalyse,
composé
d'ailleurs
de
longues
séances
ennuyeuses
en
cabinet.
C'est
sans
compter
que
l'auteure
délaisse
sa
narration
pour
décrire
abondamment
tous
les
sites
touristiques
de
la
Corse,
où
les
personnages
se
rendent
en
vacances.
Et
l'écriture,
très
académique,
est
inapte
à
maquiller
les
faiblesses
Il
reste
que
le
roman
est
bien
charpenté.
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