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Vallée,
Jean-Marc.
Café
de
Flore.
Éd.
Alto,
2011,
128
p.
Les
Femmes
abandonnées

Vivre
sans
amour,
c'est
mourir.
Mourir
aux
autres,
mourir
surtout
à
soi-même.
Qui
ne
veut
par
mourir,
aime
par-dessus
tout.
Jean-Marc
Vallée
l'a
compris.
Et
le
chemin
de
l'amour,
c'est
un
chemin
de
croix.
Aimer,
c'est
souffrir.
C'est
ce
qu'enseigne
son
roman
à
travers
la
cénesthésie
de
deux
femmes
abandonnées
de
leurs
maris.
En
1969
à
Paris,
Jacqueline
est
délaissée
pour
avoir
donné
naissance
à
un
enfant
trisomique.
À
Montréal
en
2011,
Carole
est
une
mère
de
deux
filles
qu'Antoine
quitte
pour
une
aguichante
blonde.
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Pour
la
Parisienne,
le
déficit
d'amour
se
traduit
par
un
transfert
sur
son
fils,
dont
elle
veut
assurer
le
développement
même
si
la
nature
ne
l'a
pas
favorisé.
En
dépit
de
son
handicap,
Laurent
a
bien
l'intention
de
ne
pas
renoncer
à
son
droit
à
l'amour.
Quant
à
la
Québécoise,
elle
est
incapable
de
faire
le
deuil
d'un
amour
né
à
son
adolescence.
Elle
se
sent
trahie
par
un
homme,
qui,
pourtant,
vivait
un
bonheur
presque
parfait
au
sein
de
la
famille
qu'ils
avaient
fondée.
Mais
l'occasion
crée
le
traître.
Appelé
à
voyager
pour
exercer
son
métier
de
DJ,
le
hasard
a
voulu
qu'il
croise
une
femme,
dont
il
se
sent
l'âme
sur.
Abandonnée
aussi
bêtement,
Carole
sombre
dans
une
dépression
schizophrénique,
qui
produisent
chez
elle
des
images
mentales
qui
la
transforment
en
supposée
mère
d'un
enfant
trisomique.
C'est
à
travers
son
malaise
psychologique
que
se
fait
le
joint
avec
le
premier
volet
du
diptyque.
La
mort
se
prépare
de
longue
main.
L'icône
nécrologique
domine
une
longue
chaîne
d'enchevêtrements,
qui
suit
la
vie
des
personnages,
comme
le
note
Denise
Desautels
dans
Ce
fauve
le
bonheur.
La
gestation
de
la
personnalité
est
soumise
à
des
événements
mortifères
incalculables.
Événements
qui
tuent
d'abord
l'âme
comme
le
viol.
Et
le
silence
en
cache
l'agonie.
Dans
ce
contexte,
la
mort
n'apparaît
plus
comme
la
fin
de
la
vie.
C'est
une
délivrance
à
laquelle
les
personnages
se
soumettent
pour
échapper
aux
impératifs
des
dominateurs,
tels
les
chefs
sectaires,
les
violeurs,
les
"
bullies
",
ces
voyous,
dont
l'intimidation
pousse
des
élèves
à
se
suicider
comme
il
arrive
souvent
au
Québec.
Toutes
ces
morts
rejoignent
les
survivants
au
plus
profond
de
leur
être.
C'est
le
cas
d'Ana,
qui
voit
dans
Kimi
une
âme
sur.
La
Guyanienne
et
la
Montréalaise
sont
soumises
à
de
mauvais
haruspices,
qui
défient
les
frontières
et
le
temps.
Hors
de
l'amour,
point
de
salut.
Pour
assurer
son
salut,
il
faut
de
l'aide.
Antoine
consulte
un
psy,
et
Carole
recourt
à
l'ésotérisme
pour
y
voir
clair.
Et
la
famille
est
aussi
un
paravent
contre
les
intempéries
amoureuses,
sans
compter
les
sentiments
religieux,
qui
amènent
Jacqueline
à
chanter
un
cantique
à
la
Vierge
Marie
pour
apaiser
son
fils.
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