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Barcelo,
François.
Ça
sent
la
banane.
Éd.
Québec
Amérique,
2010,
199
p.
Enseigner
la
danse
à
claquettes

Le
roman
se
déroule
à
lîle
de
La
Réunion,
où
le
héros
transporte
la
mode
du
tapage
de
pieds
des
violoneux
ou
des
accordéonistes
de
mon
enfance.
Cet
art
a
assuré
la
renommée
dAlain
Lamontagne.
Nicolas
Pellerin,
le
frère
de
Fred,
exploite
aussi
le
genre
quand
il
présente
son
spectacle
avec
Les
Grands
Hurleurs.
Avec
François
Barcelo,
le
rythme
pédestre
gagne
ces
lettres
de
noblesse.
Sous
sa
plume,
ça
devient
de
la
podorythmie,
à
laquelle
Raoul
Damphousse
sest
converti
après
un
malheureux
accident,
qui
a
mis
fin
à
sa
carrière
de
danseur
à
claquettes.
Pourtant,
cest
à
ce
titre
quil
est
invité
comme
professeur
à
lîle
de
La
Réunion
par
Cécile
Hoarau.
Elle
est
parvenue
au
héros
grâce
au
site
que
son
fils
avait
créé
alors
que
son
père
était
champion
de
cet
art.
La
passion
du
lucre
le
pousse
à
accepter
cette
offre
malgré
son
incapacité
à
danser.
Toute
dépense
payée
pour
un
profiteur,
cest
une
aubaine
pour
qui
veut
fuir
les
rigueurs
de
lhiver
québécois.
Aussitôt
descendu
sur
le
tarmac
de
laéroport
Roland-Garros,
nommé
ainsi
en
lhonneur
dun
pilote
de
la
colonie
lors
de
la
Première
Guerre
mondiale,
il
est
emmené
à
lécole
de
danse
de
Cécile
Hoarau,
où
les
élèves
lui
chantent
Ça
sent
la
banane,
un
air
populaire
composé
par
Jacqueline
Farreyrol.
Le
lecteur
sattend
à
une
intrigue
nouée
aux
cours
donnés
par
Raoul.
Nenni
!
Barcelo
soutient
un
suspense
en
soustrayant
le
professeur
émérite
à
lobligation
de
sexécuter
comme
danseur.
Daucuns
trouveront
le
temps
long,
car
le
ratoureux,
libidineux
en
dépit
de
son
sexe
décrépi,
cache
son
infirmité
en
repoussant
aux
calendres
grecques
lheure
de
sa
performance.
En
fait,
on
a
berné
le
profiteur
en
tirant
avantage
de
sa
réputation
pour
nimber
une
école
de
danse
en
quête
daccréditation.
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