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Samson,
Pierre.
Catastrophes.Éd.
Herbes
rouges,
2007,
217
p.
Haro
sur
les
éditeurs
Pierre
Samson
mène
à
fond
de
train
une
attaque
contre
les
magnats
de
l'édition,
à
l'instar
de
Stéphane
Dompierre,
qui
dénonce
les
bonzes
du
monde
musical
dans
Mal
élevé.
Ces
deux
champs
culturels
exigent
des
candidatures
respectueuses
d'édits
prévus
pour
satisfaire
des
intérêts
presque
cabalistiques.
L'auteur
se
sert
de
ce
canevas
pour
jeter
sa
gourme
sur
ceux
qui
clouent
l'écrivain
à
la
croix
de
l'écriture.
Comme
Pierre
Falardeau,
jurons
en
moins,
il
donne
libre
cours
à
sa
hargne
pour
vilipender
les
éditeurs
et
leurs
corollaires,
qui
détournent
la
circulation
de
l'autoroute
des
lettres
pour
la
réserver
à
leurs
poulains.
Quelle
catastrophe
pour
l'auteur
condamné
aux
oubliettes
!
Comme
pigiste
pour
une
revue
littéraire,
le
héros
venge
tous
ceux-là
qui
ont
reçu
un
accusé
de
réception
défavorable
à
la
publication
de
leur
uvre.
Pour
mener
à
bien
son
projet,
il
ressuscite
un
Lazare,
un
illustre
romancier
inconnu
d'origine
mexicaine.
Ne
soupçonnant
pas
le
précipice,
les
opportunistes
se
précipitent
sur
le
mont
Thabor
afin
de
s'enquérir
de
la
bonne
nouvelle.
Hélas,
la
divine
uvre
a
disparu
!
Commence
alors
une
course
folle
pour
retracer
l'unique
exemplaire
existant.
Dans
le
même
créneau
que
Je
suis
un
écrivain
japonais
de
Dany
Laferrière,
le
roman
de
Pierre
Samson
monte
en
épingle
la
roublardise
embusquée
derrière
la
distribution
des
imprimatur.
Les
deux
auteurs
réservent
un
cru
à
la
hauteur
de
la
déception
organisée
pour
les
magouilleurs.
Catastrophes
est
un
canular
aux
allures
pamphlétaires,
qui
soutient
les
victimes
d'uvre
frappée
d'interdit,
à
l'instar
des
chansons
de
Pierre
Lapointe
que
les
magnats
de
la
radio
avaient
classées
à
l'index.
Conçu
pour
ébaudir
le
lectorat
aux
dépens
du
milieu
malsain
de
l'édition,
le
roman
est
malheureusement
écrit
avec
une
plume
qui
sent
l'esbroufe.
L'écriture
pêche
contre
la
pédagogie
en
hachurant
le
phrasé
par
moult
appositions
et
incises,
intercalées
incongrûment
entre
le
sujet
et
le
verbe.
Construction
qui
nous
oblige
à
de
nombreux
retours
pour
suivre
l'intrigue.
Cette
uvre,
quand
même
séduisante,
perd
de
son
charme
en
confinant
la
littérature
à
une
confrontation
d'intérêts
entre
les
différents
partenaires
qui
en
vivent.
La
perception
réductrice
de
Pierre
Samson
est
accentuée
par
une
caricature,
voisinant
parfois
celle
des
humoristes
quand
il
compare
Jacques
Parizeau
à
un
Humpty
Dumpty
à
bretelles
"
qui
cuve
son
vin
sur
le
dos
de
l'envahisseur
".
Et
comme
l'auteur
est
un
visuel,
il
s'attarde
trop
longuement
à
la
caractérisation
physique
de
ses
personnages.
La
saveur
relevée
des
descriptions
s'apprécie
aux
dépens
de
la
cause
que
Nadine
Bismuth
a
mieux
défendue
dans
Scrapbook.
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