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Gilbert,
François.
Coma.
Éd.
Leméac,
2012,
119
p.
Un
Japonais
en
Chine

François
Gilbert
a
écrit
un
roman
japonais
à
l'instar
d'Aki
Shimazaki.
L'auteur
a
délaissé
le
souvenir
touristique
romancé
afin
de
se
concentrer
sur
Kikuchi
Satô,
un
jeune
qui
fuit
son
pays
après
un
échec
amoureux
tragique
pour
s'implanter
à
Shanghai,
où
il
occupe
un
emploi
au
sein
de
la
brigade
du
restaurant
d'un
grand
hôtel.
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Le
suspense
repose
sur
la
découverte
de
la
personnalité
trouble
du
héros.
Lui-même
entreprend
son
introspection
quand
Ayako
devint
comateuse
à
la
suite
d'une
tentative
de
suicide
ratée.
Malheureuse
que
Kikuchi
ne
réponde
pas
à
ce
qu'elle
attend
de
lui,
elle
lui
crève
un
il
avant
de
se
jeter
d'un
bateau
sur
lequel
le
couple
se
trouve
le
jour
de
leur
fatidique
séparation.
Pour
oublier
son
drame,
il
fournit
de
grands
efforts
pour
s'intégrer
à
son
pays
d'adoption
en
cherchant
l'admiration
d'autrui.
Pour
s'y
faire,
il
accorde
une
attention
particulière
à
son
image,
voire
emprunter
celle
de
ceux
qu'il
admire,
tel
Yoshi,
le
frère
d'Ayako,
dont
il
porte
même
les
vêtements
pour
paraître
plus
viril.
Cette
quête
d'identité
le
conduit
hors
de
ses
pas.
Il
veut
être
autre
pour
atteindre
le
cur
d'autrui.
Problématique
qui
se
creuse
par
sa
ressemblance
avec
Ayako.
Serait-il
plutôt
un
androgyne
en
quête
d'une
orientation
sexuelle
?
Faute
de
choisir
son
camp,
il
se
retient
d'un
amour
véritable,
dont
se
plaignent
les
femmes
qui
l'aiment,
telles
sa
copine
japonaise
et
Ya
Jun,
la
réceptionniste
de
l'hôtel
où
il
travaille.
Le
portrait
porte
la
signature
d'un
auteur
parvenu
au
sommet
de
son
art.
Pourtant,
c'est
la
première
uvre
d'un
trentenaire.
Sa
maturité
laisse
prévoir
un
avenir
littéraire
prometteur.
L'écriture
porte
même
la
marque
d'une
plume
aguerrie.
Son
roman
est
un
petit
bijou
que
l'on
saura
apprécier
si
l'on
est
interpellé
par
les
maux
de
l'âme.
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