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Michaud,
Josélito.
Dans
mes
yeux
à
moi.
Éd.
Libre
Expression,
2011,
280
p.
La
Tournée
des
familles
d'accueil
Sans
s'adonner
entièrement
à
l'autofiction,
l'auteur
raconte
l'enfance
d'Olivier,
un
garçon
de
cinq
ans
abandonné
de
ses
parents
comme
lui-même
le
fut
au
même
âge.
Quand
on
n'est
pas
adopté,
c'est
le
début
de
la
visite
des
familles
d'accueil.
De
l'Abitibi
à
l'Île
d'Orléans
via
Cap
d'Espoir
en
Gaspésie,
la
tournée
ne
s'inspire
pas
du
tourisme.
Les
paradis
où
se
retrouve
Olivier
se
transforment
souvent
en
cauchemars
quand
la
violence
est
l'ordre
prescrit
en
éducation.
La
peur
s'instille
ainsi
dans
son
esprit.
Et
le
silence
assure
sa
résilience
dans
l'adversité.
C'est
le
cercle
vicieux
de
la
dépréciation
qui
s'en
suit.
Dans
ce
contexte,
l'atteinte
de
l'âge
de
la
maturité
devient
une
obsession.
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La
trame
déborde
amplement
les
événements.
Elle
infiltre
l'âme
du
garçonnet
pour
traduire
sa
sensibilité
à
fleur
de
peau.
Heureusement,
sa
grand-mère
lui
donne
le
courage
d'affronter
l'enfer
de
son
enfance.
Objectif
atteint
quand
se
manifeste
sa
mère
biologique.
Alors,
dit-il,
comme
le
titre
de
l'uvre,
"
dans
mes
yeux
à
moi,
la
vie
apparaissait
sous
un
jour
nouveau
".
L'auteur
profite
de
sa
biographie
fictive
pour
souligner
les
conditions
féminines,
qui
prévalaient
dans
le
Québec
de
la
religiosité
des
années
1950.
On
ostracisait
les
femmes
qui
enfantaient
en
dehors
des
liens
du
mariage.
Comme
Éva,
sa
mère
naturelle,
elles
héritaient
de
la
honte
que
certaines
tentaient
de
purger
par
une
piété
exemplaire
pour
obtenir
le
pardon
divin.
Ce
roman
populaire
a
le
mérite
d'être
bien
ficelé.
L'écriture,
sans
être
distinctive,
coule
de
source.
Et
les
rebondissements
judicieux
ajoutent
à
l'intérêt
que
la
population
porte
à
la
vie
privée
des
vedettes.
Le
même
phénomène
s'est
produit
avec
Lise
Dion
quand
elle
a
écrit
Le
Coffret
bleu.
C'est
bien
fait,
mais
fort
peu
prégnant
en
littérature.
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