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Mihali,
Felicia.
Dina.
Éd.
XYZ,
2008,
178
p.
Vivre
en
Roumanie
Ce
roman
fait
suite
à
la
réflexion
de
Felicia
Mihali,
amorcée
dans
Le
Pays
du
fromage.
Une
réflexion
ayant
comme
thème
la
femme
roumaine,
en
particulier
la
paysanne
perçue
sous
langle
dun
pays
dobédience
communiste.
Même
si
létiquette
a
disparu
avec
la
chute
de
lUnion
des
républiques
socialistes
soviétiques,
le
dogmatisme
du
régime
de
Ceausescu
se
fait
encore
sentir.
Dans
ce
contexte,
la
Roumaine
semble
atteinte
du
syndrome
de
Stockholm
:
une
victime
qui
pactise
avec
son
bourreau
pour
éviter
dhypothéquer
davantage
sa
destinée.
Dina,
lhéroïne
du
roman,
correspond
à
ce
profil.
Elle
accepte
de
vivre
avec
Dragan,
un
douanier
serbe
quelle
a
connu
en
traversant,
soir
et
matin,
la
frontière
pour
se
rendre
en
Yougoslavie,
où
elle
exerce
le
métier
de
coiffeuse.
Son
amant
raciste,
qui
considère
la
Roumanie
comme
un
pays
de
pouilleux,
lui
a
offert,
selon
lui,
loccasion
rêvée
de
gravir
les
échelons
sociaux.
La
prémisse
supporte
mal
lamour.
Elle
appuie
plutôt
la
haine,
qui
sera
responsable
de
la
mort
de
Dina.
Lévénement
pousse
la
narratrice,
une
amie
de
la
victime
immigrée
au
Québec,
à
sasser
le
passé
pour
comprendre
le
motif
qui
a
commandé
une
fin
si
tragique.
Le
roman
prend
alors
la
forme
dun
débroussaillage
policier,
qui
met
en
relief
les
dommages
collatéraux
découlant
de
la
répression.
En
un
mot,
ça
détruit
les
relations,
comme
lont
démontré
aussi
Aki
Shimazaki
et
Ljubica
Milicevic.
Il
en
résulte
un
écheveau
assemblant,
autour
de
la
haine,
moult
sous-thèses.
Au
détriment
de
lart
romanesque,
la
pléthore
thématique
produit
un
document
original
sur
lincidence
des
régimes
politiques
sur
lamour.
Mais
un
tel
éventail
de
données
risque
de
refroidir
lintérêt
du
lecteur.
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