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Fortier,
Dominique.
Du
bon
usage
des
étoiles.
Éd.
Alto,
2008,
345
p.
LExploration
de
lArctique
  
Ce
roman
a
fait
un
tabac
parmi
les
chroniqueurs
et
les
bloggeurs.
Il
est
honoré
dune
vingtaine
de
commentaires
dithyrambiques
sur
Internet.
Les
éloges
se
justifient,
mais
il
aurait
fallu
les
teinter
de
nombreux
bémols.
Ce
nest
pas
le
manque
dintérêt
qui
succombe
à
la
tâche,
dautant
plus
que
lauteure
a
le
don
dharponner
le
lecteur
en
éveillant
sa
curiosité.
Après
quelques
pages
de
lecture,
nous
fléchissons
sous
le
charme
même
si
lécriture
évoque
lart
des
auteurs
du
X1Xe
siècle.
La
belle
phrase
complexe
déroule
son
tapis
de
propositions
subordonnées,
en
conformité
avec
la
concordance
des
temps
du
verbe.
Cest
du
plus
bel
effet,
qui
contredit
la
déclaration
prétentieuse
de
Jean
Barbe
À
tout
le
monde
en
parle,
à
savoir
que
les
jeunes
auteurs
ne
maîtrisent
pas
la
syntaxe.
Hormis
quelques
coquilles
oubliées
par
un
éditeur
négligent
à
ce
chapitre,
la
phraséologie,
respectueuse
des
normes,
sinvestit
dun
caractère
emphatique,
qui
agacera
plus
dun
philistin.
Lécriture
qui
la
supporte
ne
peut
être
taxée
dun
archaïsme
en
quête
dun
second
souffle.
Le
sujet
justifiait
cette
solennité
pour
conformer
le
roman
aux
témoignages
scripturaux
des
écrivains
des
siècles
derniers,
qui
ont
commenté
lactualité
de
leur
époque.
Même
le
titre
sinspire
des
traités
anciens
et,
en
particulier,
de
la
grammaire
de
Maurice
Grevisse
intitulé
Le
Bon
Usage.
Les
étoiles
damant
le
pion,
en
toute
convivialité,
aux
règles
grammaticales.
Étoiles,
par
contre
plutôt
filantes,
qui
naccordent
que
le
temps
de
séduire
la
promise
avec
une
constellation
relevant
du
cru
du
soupirant.
Son
cours
dastrologie
est
un
exemple
des
nombreuses
digressions
intercalées
dans
la
trame
romanesque
avec
plus
ou
moins
de
pertinence.
Il
en
résulte
un
roman
qui
navigue
majestueusement
dans
des
eaux
continuellement
détournées
vers
des
écluses
informatives.
Depuis
lavènement
de
lInternet,
la
fiction
senrichit
de
renseignements,
intéressants
certes,
aux
dépens
de
la
dynamique
des
personnages.
Les
apports
étrangers
jouent
en
défaveur
de
lémotion.
Il
faut
attendre
la
seconde
moitié
du
roman
avant
que
ne
se
dévoile
le
visage
des
protagonistes,
engagés
sous
légide
de
John
Franklin
en
1845,
dans
lexploration
tragique
de
lArctique
afin
de
découvrir
un
passage
maritime
vers
louest.
Contrairement
à
ce
que
promet
la
quatrième
de
couverture,
Dominique
Fortier
effleure
à
peine
les
enjeux
de
lère
victorienne,
occupée
farouchement
à
la
maîtrise
des
mers.
Cependant
il
faut
lui
rendre
hommage
pour
limportance
quelle
accorde
aux
femmes
de
ces
explorateurs.
Au
lieu
de
donner
à
ces
derniers
une
stature
plus
grande
que
nature,
elle
se
penche
avec
bonheur
sur
limpact
de
léloignement
sur
leurs
amours.
Bref,
il
sagit
dun
document
romancé
coupé
dun
véritable
fil
conducteur.
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