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Simard,
Matthieu
Échecs
amoureux
et
autres
niaiseries.
Éd.
Stanké,
2004,
201
p.
Un
garçon
malhabile
avec
les
filles
Matthieu
Simard
en
est
à
ses
premières
armes
comme
auteur.
Pour
célébrer
ses
trente
ans,
il
a
réussi
à
faire
publier
deux
uvres,
soit
Ça
sent
la
coupe
et
Échecs
amoureux
et
autres
niaiseries.
On
y
sent
l'esprit
des
jeunes
de
la
vingtaine
à
qui,
d'ailleurs,
les
deux
livres
plairont
sûrement.
Plusieurs
se
reconnaîtront
dans
le
second,
en
particulier
les
garçons
incapables
de
dénicher
l'âme
sur.
Ça
les
intéressera
d'autant
que
sa
forme
et
son
écriture
épousent
la
mentalité
faussement
désinvolte
des
jeunes
mâles
prétendument
affranchis
alors
qu'ils
se
sentent
très
mal
à
l'aise
en
présence
du
sexe
opposé,
surtout
quand
l'enjeu
est
d'ordre
affectif.
L'uvre
se
présente
comme
une
chronique
des
rendez-vous
galants
d'un
Montréalais
désireux
de
combler
son
vide
amoureux.
Chaque
chapitre
narre
l'une
de
ses
rencontres
qui
se
soldent
toujours
par
un
échec.
L'auteur
a
choisi
d'imprégner
son
roman
d'une
atmosphère
conviviale
plutôt
que
de
succomber
aux
pièges
de
l'esbroufe
littéraire.
Ça
donne
une
uvre
déglinguée,
apparentée
à
la
personnalité
brouillonne
des
garçons.
Le
héros,
affublé
du
prénom
de
l'auteur,
est
un
brave
type
comme
on
peut
en
croiser
partout.
Matthieu
a
un
bon
boulot
et,
surtout,
une
moto
pour
souligner
son
appartenance
à
la
gent
masculine.
Il
n'est
pas
machiste
pour
autant.
Il
est
seulement
"
niaiseux
"
avec
les
filles.
"
Romantique
comme
un
bloc
de
béton
",
il
ne
sait
que
dire
à
celles
qui
l'intéressent,
en
particulier
celles
qui
ont
un
beau
sourire
et
de
"
belles
boules
".
Parfois,
ses
tentatives
de
rapprochement
débouchent
sur
une
cohabitation
de
courte
durée.
Mais,
à
cause
de
sa
maladresse,
il
perd
ses
conquêtes
qui
fuient
comme
le
diable
dans
l'eau
bénite.
L'uvre
se
limite
à
ses
relations
avec
les
filles.
Elle
ne
pénètre
pas
la
psychologie
du
héros,
qui
ne
semble
préoccupé
que
par
la
satisfaction
de
ses
besoins
affectifs.
Au
fond,
il
est
le
miroir
de
ses
pairs.
Il
est
cynique
comme
beaucoup
de
jeunes
et
drôle
comme
tout.
Sa
lettre
au
pape
est
hilarante.
Il
lui
demande
s'il
peut
prendre
de
la
cocaïne
parce
que
ça
lui
permet
de
rester
éveiller
pour
prier.
Les
cocasseries
abondent
et
le
rappel
répétitif
de
l'orthographe
de
son
prénom
avec
ses
deux
"
t
"
ont
un
effet
comique
qui
rappelle
Molière
avec
la
cassette
d'Harpagon.
Si
l'on
sourit,
il
ne
faut
pas
être
dupe
de
la
tristesse
qui
habite
cette
âme
solitaire.
Il
faut
dire
qu'il
mène
une
vie
ennuyeuse.
Boulot,
moto,
télé
et
bars.
Quand
même,
son
problème
est
bien
réel.
Il
souffre
énormément
de
ses
inaptitudes
au
bonheur
à
deux.
Il
nous
le
crie
même
:
"
Vous
auriez
pas
pu
me
le
dire
que
c'était
si
dur?
Qu'aimer,
ça
faisait
mal.
Qu'aimer,
c'était
souffrir,
c'était
se
battre,
c'était
changer.
Se
faire
changer,
se
tordre,
se
déchirer.
Se
déchirer,
oui
c'est
ça.
"
Planant
sur
un
quotidien
sans
saveur,
cette
uvre
sans
prétention
se
joint
à
la
longue
liste
des
portraits
de
jeunes,
somme
toute
sympathiques,
qu'ont
déjà
tracés
de
nombreux
écrivains
plus
talentueux
tels
que
Patrick
Brisebois.
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