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Gravel
Richard,
Julie.
Enthéos.
Éd.
Septentrion,
2008,
260
p.
Les
Assises
de
notre
civilisation
Un
jour
à
la
fois,
Oh
mon
Dieu
Je
ne
suis
qu'un
homme,
rien
qu'un
pauvre
homme
Aide-moi
à
croire
à
ce
que
je
peux
être,
à
ce
que
je
suis
Montre-moi
le
chemin
pour
progresser
Mon
Dieu,
pour
mon
bien
Guide-moi
toujours
un
jour
à
la
fois
La
chanson
d'André
Breton
interprétée
par
Renée
Martel
résume
très
bien
le
roman
de
Julie
Gravel-Richard.
Le
titre
laisse
croire
à
un
roman
réservé
aux
seuls
initiés
de
la
culture
grecque
à
l'époque
de
l'Antiquité.
L'auteure
n'a
pas
écrit
un
essai
romancé.
Enthéos
raconte
l'année
scolaire
de
Thomas,
un
Montréalais
qui
prépare
un
doctorat
sur
L'Apocalypse
de
saint
Jean
à
l'université
Laval
de
Québec.
Naguère
en
théologie,
il
a
troqué
cette
science
pour
la
littérature
après
avoir
perdu
la
foi
à
la
suite
de
la
mort
tragique
de
son
frère
jumeau.
Cette
fatalité,
dont
il
se
sent
responsable,
a
déclenché
chez
lui
un
chamboulement
bien
compréhensible,
d'autant
plus
qu'il
était
déjà
préoccupé
par
le
sens
à
donner
à
l'aventure
humaine.
La
disparition
de
son
frère
le
tourmente
au
point
d'abandonner
ses
premières
études
comme
source
de
réponses
à
son
questionnement.
En
somme,
les
circonstances
lui
ont
fait
perdre
le
nord,
mais
un
ange,
dont
l'étymologie
grecque
signifie
messager,
lui
indiquera
"
le
chemin
pour
progresser
"
vers
la
lumière.
Ce
sera
son
professeur
Elsa,
dont
il
va
devenir
amoureux.
Leurs
relations
stimuleront
enfin
son
enthéos,
la
pile
qui
l'alimentera
pour
continuer
sa
quête
métaphysique.
Ce
roman
se
définit
comme
une
uvre
de
transcendance.
L'auteure,
en
excellent
professeur,
s'est
servi
de
sa
pédagogie
pour
le
transformer
en
initiation
à
la
culture
occidentale.
Ça
agrémentera
l'apprentissage
de
ses
étudiants,
mais
ceux
qui
sont
déjà
rompus
aux
textes
fondateurs
de
notre
civilisation
n'en
tireront
pas
grand
profit,
d'autant
plus
que
le
volet
amoureux
bat
au
rythme
de
la
chanson
de
Renée
Martel
et
du
roman
de
gare.
Même
si
cette
uvre
n'est
pas
dénuée
d'émotions,
ça
reste
le
chaste
balbutiement
de
l'apprenti(e)
qui
s'essaie
à
l'art
romanesque
sans
déplaire
à
son
directeur
spirituel.
Le
Pendu
de
Trempes
d'Andrée
A.
Michaud,
Le
Maître
de
jeu
de
Sergio
Kokis
ou
Au-delà
des
visages
d'André
Giroux
se
présentent
comme
des
références
plus
pertinentes
sur
la
thématique.
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