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Dib,
une
androgyne
de
Lévis,
refuse
de
manger
et
se
taillade
les
avant-bras
pour
se
donner
l'illusion
d'exister.
Exister
selon
son
évangile
autodestructif.
Mourir
au
monde
pour
naître
à
un
nouveau
monde.
L'adolescence,
c'est
l'âge
de
l'utopie.
Les
éphèbes
sont
en
quête
d'un
point
d'appui
pour
substituer
à
la
médiocrité
de
la
maturité,
la
pureté
de
leur
jeunesse.
Les
monstres
sont
évidemment
les
parents.
Il
faut
les
fuir
pour
ne
pas
être
corrompus
par
leur
conformité
aux
normes
d'une
société
vouée
à
l'argent
et
à
la
sexualité
sans
amour.
Dib
est
une
pure
et
dure,
qui
appartient
à
un
trio
platonique
complété
par
François
et
Hubert,
deux
élèves
de
son
école.
Trio
qui
voudrait
réaliser
le
rêve
de
refaire
le
monde
en
s'inspirant
de
leurs
lectures
de
Camus,
de
Sartre,
de
Nietzsche
et
de
Réjean
Ducharme,
en
particulier
L'Avalée
des
avalés
que
Dib
dévore
parce
qu'elle
s'identifie
à
Bérénice
Devenue
adulte,
l'héroïne
a
perdu
ses
deux
copains
de
vue.
Barmaid
dans
un
bar
de
Montréal,
elle
tente
de
renouer
avec
eux
grâce
à
Facebook.
Elle
veut
savoir
s'ils
sont
passés
aussi
lamentablement
qu'elle
à
côté
de
leurs
rêves
de
jeunesse.
Les
retrouvailles
sont
fort
décevantes.
Elle
réalise
qu'ils
vivent
d'expédients
amoureux
tout
en
ayant
joint
les
rangs
du
conformisme
débilitant.
Et
comme
elle
ne
cherche
pas
à
devenir
le
jouet
de
leurs
plaisirs,
elle
se
tourne
vers
sa
fille
de
16
ans
à
qui
elle
inculque
des
principes
filiaux
parce
qu'elle
a
finalement
découvert
que
l'amour
de
ses
parents
lui
avait
échappé.
L'auteure
a
réussi
une
brillante
analyse
de
l'âme
juvénile,
une
analyse
d'une
haute
tenue
littéraire,
mais
accessible
à
un
vaste
public,
car
elle
est
bien
ancrée
dans
le
terreau
de
Lévis
et
de
Montréal.
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