|
Guilbault,
Anne
Joies.
Éd.
XYZ,
2008,
94
p.
Liens
frère
soeur

Ce
roman
cerne
le
désespoir
de
lhomme
éparpillé.
Désespoir
davoir
perdu
une
soeur,
qui
sest
lancée
dans
le
fleuve
du
haut
dun
pont.
Tenter
de
ramasser
les
miettes
de
Georgie
ne
sera
pas
suffisant
pour
libérer
le
héros
de
son
deuil.
La
folie
viendra
habiter
son
logis
au
point
dobliger
sa
mère
à
le
faire
interner
dans
un
institut
psychiatrique.
Fou
comme
Folle
de
Nelly
Arcan,
il
ne
peut
accepter
la
rupture
alors
que
les
joies
de
vivre
planaient
sur
son
destin,
certes
moche,
mais
dont
il
saccommodait
dautant
plus
quil
entretenait
avec
sa
sur
un
amour
incestueux.
Cétait
en
fait
une
«
fille
de
verre
»,
une
putain,
qui
veillait
sur
lui.
Pour
sen
sortir,
le
héros
fait
le
post
mortem
de
cette
fusion
qui
lélevait
au-dessus
de
la
mêlée.
Du
haut
dun
orme,
Georgie
linvitait
à
la
rejoindre
pour
ne
pas
se
laisser
emmurer
par
leur
univers.
Main
dans
la
main,
elle
lui
apprenait
à
connaître
la
ville
avec
son
port
et
ses
clochards,
voire
même
lemmenait
chez
son
amant
Tomasz,
hanté
par
les
camps
nazis,
où
sont
morts
ses
parents.
Amant
fidèle,
qui
ouvrira
finalement
la
porte
du
salut
au
héros
grâce
à
lécriture.
Oeuvre
parcourue
par
un
vent
poétique,
qui
balaie
laccessoire
au
profit
de
lessentiel.
Efficacité
dune
écriture
hachurée,
qui
donne
du
relief
au
puzzle
des
liens
fraternels.
Avec
ce
roman,
Anne
Guilbault
relance
une
thématique
qui
lui
est
chère,
soit
celle
dune
enfance
stigmatisée
par
le
manque.
|