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Charette,
Nicolas.
Jour
de
chance.
Éd.
du
Boréal,
2009,
224
p.
L'Humanité
souffrante
Nicolas
Charette
se
lie
à
lhomme
des
tavernes,
qui
se
soulage
avec
un
bon
rot
sil
ne
vomit
pas
ou
un
bon
pet
puant
quil
aime
renifler.
Ce
recueil
de
nouvelles
senracine
dans
un
univers
glauque,
où
évoluent
des
paumés
en
tout
genre
:
alcoolo,
joueur
compulsif,
fumeux
de
pot
Bref,
tous
recourent
à
des
béquilles
pour
se
consoler
des
malheurs
afférant
à
notre
«
vallée
de
larmes
»,
telle
que
le
psaume
84
définit
la
planète
bleue.
Comme
Normand
de
Bellefeuille
dans
Votre
appel
est
important,
lauteur
ajoute
sa
voix
au
discours
déprimant
de
la
Bible
en
retournant
la
terre
avec
une
bêche
pour
laisser
voir
les
vers
qui
nous
rongent.
Nous
ne
sommes
que
«
poussières
».
Il
faudrait
vraiment
un
«
jour
de
chance
»
pour
que
nous
nous
dénichions
un
«
objet
de
guérison
»,
comme
le
conseille
le
titre
du
recueil
de
nouvelles
de
Jacques
Lazure.
Tout
de
même,
il
existe
des
petites
voix,
parmi
les
plus
humbles,
pour
expliciter
le
sens
du
chemin
de
la
croix,
telle
celle
de
la
cliente
dun
dépanneur,
pétrie
par
la
transcendance
qui
la
rend
heureuse
de
se
retrouver
grandmère.
Le
titre
de
luvre
tombe
à
point
nommé.
Tous
les
personnages
sont
en
quête
de
cette
chance
qui
les
aiguillera
sur
les
rails
du
bonheur.
Malheureusement,
la
thématique
de
la
souffrance
morale
est
traitée
avec
peu
de
perspective.
Ce
sont
les
détails
visuels
qui
comblent
les
lacunes
dun
approfondissement
quil
aurait
fallu
intégrer
à
un
univers
plus
large.
Même
si
les
suspenses
sont
bien
amorcés,
les
dénouements
les
laissent
tomber
à
plat.
Lécriture
estudiantine
ne
parvient
pas
à
camoufler
les
faiblesses
dune
uvre
quil
faut
lire
en
commençant
par
la
fin.
Les
dernières
nouvelles,
plus
achevées,
véhiculent
une
émotion,
absente
des
premières.
Bref,
à
linstar
des
uvres
de
la
Beat
Generation,
ce
premier
envol
suit,
avec
complaisance,
la
trajectoire
de
notre
vulnérabilité,
sans
pour
autant
présager
dun
bel
avenir
littéraire
à
lauteur,
contrairement
à
LArt
de
la
fugue
de
Guillaume
Corbeil,
un
recueil
de
nouvelles
traitant
du
même
thème
de
manière
plus
lumineuse
en
dépit
du
maniérisme
qui
laffecte.
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