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Fitoussi,
David.
La
Bar-mitsva
de
Samuel.Lux
Éditeur,
2002,
125
p.
Des
juifs
français
établis
à
Montréal
Tous
les
moyens
sont
bons
pour
ne
plus
revoir
le
mari
que
lon
vient
de
quitter.
Avec
ses
trois
enfants,
une
mère
juive
de
Sarcelles,
en
banlieue
de
Paris,
plie
bagages
sans
crier
gare
pour
semmener
à
Montréal,
sans
considérer
que
ça
caille
dans
un
pays
boréal.
Mauvais
choix
quand
on
peste
contre
le
«
frette
».
Comme
un
chat
échaudé
qui
craint
leau
froide,
Samuel,
le
fils
aîné
âgé
de
dix
ans,
ne
supporte
pas
nos
cinq
mois
dautomne
et
nos
six
mois
dhiver,
coupés
par
quelques
jours
de
canicule.
Il
est
échaudé
par
la
séparation
dun
père
macho
et
violent
quil
idéalise,
échaudé
par
lobligation
de
laisser
ses
amis
dune
banlieue
chaude,
échaudé
par
une
mère
qui
porte
la
culotte
en
jouant
à
la
goya
délurée,
échaudé
par
sa
famille
reconstituée
avec
un
beau-père
gougnafier
et
désargenté.
Que
va-t-il
devenir
?
Dilemme
quil
résout
en
adhérant
avec
enthousiasme
à
lidéal
de
la
religion
juive
pour
contrarier
sa
mère
hystérique
et
iconoclaste,
qui
a
délaissé
le
couscous
pour
la
viande
chevaline.
Avec
un
plaisir
sadique,
il
la
menace
de
porter
sa
kippa
en
public,
sans
compter
quil
exige
de
salimenter
de
produits
cashers.
Relations
tendues,
qui
surviennent,
de
surcroît,
en
pleine
crise
identitaire
à
lheure
de
léveil
de
sa
sexualité.
Expérience
douloureuse
malgré
les
plaisirs
qui
sy
rattachent.
Précoce,
il
se
procure
des
condoms
pour
vivre
sa
première
expérience
avec
Alphonsine,
une
camarade
de
classe,
qui
linvite
chez
elle
pour
laider
à
faire
ses
devoirs.
Quelle
déception
quand
lobjet
de
sa
convoitise
ameute
toute
la
famille
avec
ses
cris
effarouchés
quand
il
glisse
la
main
dans
sa
culotte
!
Il
ne
lui
reste
plus
quà
se
masturber
assidument
tout
en
se
préparant
pour
sa
bar-mitsva
avec
un
rabbin
que,
heureusement,
il
apprécie.
Cest
le
seul
homme
auquel
il
peut
sidentifier
même
sil
ne
manifeste
aucun
intérêt
pour
la
célébration
soulignant
son
passage
de
lenfance
à
la
nubilité.
Il
moque
même
la
tradition
parce
quil
se
refuse
à
devenir
un
homme
à
linstar
du
héros
du
Tambour
de
Grass
Günter,
Seule
sa
mère
est
exaltée
par
sa
bar-mitsva
pour
se
revaloriser
aux
yeux
de
sa
famille
quelle
a
invitée
dans
un
grand
hôtel.
Bref,
lauteur
trace
avec
brio
le
portrait
dun
enfant
scandalisé
par
la
conduite
dadultes
dépourvus
damour.
Laccusation,
diluée
par
un
ton
ironique,
comme
La
Lamentation
du
prépuce
de
Shalom
Auslander,
risque
de
ne
faire
retenir
que
le
cynisme
de
ce
môme
désespéré.
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