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Lambert,
Simon.
La
Chambre.
Éd.
VLB,
2010,
176
p.
ISBN
9782896492282
La
Crise
de
la
vingtaine
Pas
facile
d'être
un
jeune
de
20
ans.
S'introduit-on
ou
tourne-t-on
le
dos
au
monde
des
adultes
?
En
fait,
le
roman
partage
le
questionnement
du
Misanthrope
de
Molière.
Comme
Alceste,
le
héros
plaide
pour
une
sincérité
absolue
en
toutes
circonstances.
Le
monde
est
mensonge,
croit-il,
voire
cruel.
Et
personne
ne
semble
le
comprendre.
Cet
état
ébranle
sa
perception
de
lui-même.
Serait-il
un
faible
?
Il
s'emmure
dans
une
chambre
pour
réfléchir
à
sa
situation.
Le
vide
total
pour
découvrir
la
plénitude
de
son
être
tout
en
confinant
ses
réflexions
sur
des
feuilles.
Bref,
parviendra-t-il
à
ressusciter
de
ses
cendres
?
De
nombreux
jeunes
auteurs
ont
soulevé
cette
problématique,
qui
sincarne
la
plupart
du
temps
en
milieu
clos,
telle
Fannie
Langlois
avec
Une
Princesse
sur
lautoroute.
Simon
Lambert,
né
en
1982,
fouille
les
profondeurs
du
cur
de
son
personnage
afin
d'en
tirer
la
quintessence
de
l'âme.
Son
analyse
s'élève
au-dessus
du
nombrilisme
grâce
à
une
ossature
très
originale
et
très
peaufinée,
mais
qui
sent,
tout
de
même,
l'exercice
académique
parrainé
par
un
professeur.
C'est
beau,
c'est
intéressant,
mais
c'est
une
uvre
labyrinthique,
dont
la
mécanique
s'exerce
aux
dépens
d'une
écriture
plus
personnelle
et
plus
engagée
socialement.
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