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Tourangeau,
Pierre.
La
Dot
de
la
Mère
Missel.
Éd.
XYZ,
2000,
341
p.
La
Gauche
universitaire
Le
milieu
universitaire
n'est
pas
toujours
fréquenté
par
des
âmes
en
quête
de
connaissances.
Pierre
Tourangeau
en
a
fait
la
démonstration
dans
La
Dot
de
la
Mère
Missel.
Là
comme
en
politique,
on
utilise
sa
sphère
d'activité
pour
exercer
un
pouvoir
qui
corrompt
à
la
longue
les
saines
relations
que
les
étudiants
entretiennent
avec
leurs
pairs
et
le
personnel
enseignant,
voire
administratif.
Qu'un
groupuscule
maoïste
ou
trotskiste
s'amène
sur
le
campus,
et
l'ambiance
pourrit
à
cause
de
l'obligation
tacite
de
voir
le
monde
à
l'aulne
de
sa
mesure
idéologique.
Le
roman
souligne
la
ferveur
des
néophytes
communistes
des
années
70.
Il
précise
surtout
l'action
de
ces
adeptes
qui
veulent
contrôler
non
seulement
la
pensée,
mais
aussi
tous
les
services
mis
à
la
disposition
des
étudiants
afin
de
les
engourdir
dans
les
vapeurs
de
l'alcool
et
de
la
fumée
illicite.
Larry,
le
héros,
n'est
pas
dupe
des
manigances
de
ses
confrères
de
la
Gauche.
En
tant
que
responsable
de
la
comptabilité
de
la
coop,
des
distributrices
et
du
bar
de
l'université,
il
représente
l'ennemi
à
abattre.
Mais
c'est
un
ennemi
de
taille.
Avec
l'aide
de
la
Mère
Missel,
responsable
du
kiosque
à
journaux,
il
se
sent
prêt
à
affronter
ce
groupuscule
dont
les
activités
ne
sont
pas
toujours
des
plus
louables.
Pour
s'y
faire,
il
remonte
la
filière
qui
assure
sa
main
mise
sur
le
campus.
Ce
qu'il
découvre
finalement
est
du
ressort
de
la
police.
En
somme,
ce
roman
débouche
sur
un
polar
mené
tambour
battant.
Larry
est
un
homme
d'action
qui
transcende
les
chapelles
doctrinaires.
Il
aime
marcher
sur
des
ufs
au
risque
de
faire
des
omelettes.
Son
parcours
l'amène
à
découvrir
un
monde
qui
ébranle
son
idéal
philanthropique.
En
fait,
le
héros
est
un
excessif
qui
consacre
son
énergie
physique
à
la
quête
de
la
vérité.
Comme
il
doute
de
tout,
y
compris
de
lui-même,
il
force
continuellement
le
destin
pour
trouver
les
bornes
à
suivre.
Même
en
amour,
il
cherche
"
des
contrées
inconnues
où
la
main
de
l'homme
n'a
jamais
mis
la
queue
".
Sa
"
licorne
adorée
"
subit
à
son
insu
les
contradictions
de
son
homme,
qui
éprouve
de
la
difficulté
à
trouver
le
juste
milieu
des
choses.
C'est
un
roman
dont
les
excès
du
héros
peuvent
finir
par
lasser.
Malgré
tout,
comme
Les
Apparatchicks
vont
à
la
mer
Noire
de
France
Théoret,
La
Dot
de
la
Mère
Missel
couvre
bien
la
décennie
qui
a
tenté
d'imposer
la
lecture
du
monde
selon
les
grilles
marxistes.
À
partir
d'un
sujet
aride,
Pierre
Tourangeau
a
su
éviter
l'écueil
du
document
idéologique.
Il
amène
des
faits
qu'il
organise
autour
d'une
action
qui
conduit
à
une
enquête
policière.
Tous
les
ingrédients
contribuent
à
faire
de
ce
roman
instructif
une
lecture
agréable
autant
au
niveau
de
l'écriture
que
de
la
structure.
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