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Chaque
volet
du
roman
est
entrecoupé
par
un
modèle
de
courtepointe.
La
confection
est
un
travail
de
patience,
qui
sert
d'exutoire
aux
femmes
pour
s'exprimer.
Les
esclaves
louisianaises
signalaient
leur
originalité
avec
leurs
uvres
faites
main,
auxquelles
s'ajoutaient
les
broderies
des
riches
blanches.
Leur
liberté
passait
par
l'aiguille
et
le
dé
à
coudre.
Il
s'agit
bien
de
liberté
dans
ce
roman
à
saveur
historique.
Dieu
aurait
créé
les
noirs
pour
servir
les
blancs.
Sur
la
toile
de
la
guerre
de
Sécession,
l'auteure
pique
l'ardent
désir
d'un
affranchissement,
qui
exige
son
quota
de
sang
et
de
morts.
Les
États-Uniens
sont
même
prêts
à
diviser
le
pays
au
nom
d'un
esclavage
de
droit
divin.
En
fait,
cette
guerre
est-elle
terminée
?
Le
Ku
Klux
Klan
l'a
perpétuée.
Et
aujourd'hui
le
Tea
Party
l'alimente
fortement.
C'est
ensemble
qu'elles
affrontent
la
vie.
Eleanor
doit
survivre
à
sa
belle-famille,
qui
la
confine
au
rôle
de
génitrice.
Et
Ève,
qui
l'a
suivie
après
le
mariage,
doit
s'effacer,
voire
même
fréquenter
l'église
destinée
à
ses
congénères.
Les
femmes
sont
plutôt
des
avatars
créés
par
la
gent
masculine,
jalouse
des
privilèges
que
leur
confèrent
la
race
et
la
testostérone.
Ce
tableau,
riche
et
majestueux,
révèle
une
Amérique
affaiblie
par
ses
divisions
et
son
aspiration
à
vouloir
représenter
la
faction
qui
incarne
le
plan
divin
sur
la
terre.
Le
don
de
conteuse
de
Dominique
Fortier
est
incontestable.
Cependant
il
y
a
un
mais.
La
quête
des
deux
jeunes
femmes
pour
ouvrir
la
porte
du
ciel
est
passionnante,
mais
la
toile
de
fond
les
écrase
sous
son
poids
informatif.
Dommage
!
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