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Tourangeau,
Pierre
Larry
Volt.
Éd.
XYZ,
1998,
287
p.
Le
Cégep
des
années
1970

Larry
Volt
compte
parmi
les
meilleurs
romans
de
la
littérature
québécoise.
La
révolte,
homonyme
du
titre,
caractérise
les
années
1970.
Riche
en
fébrilité
politique,
la
décennie
fut
marquée
surtout
par
la
Crise
d'octobre
qui
a
coûté
la
vie
à
Pierre
Laporte,
ministre
du
Travail
dans
le
gouvernement
récemment
élu
de
Robert
Bourassa.
Le
roman
emprunte
le
créneau
de
cet
événement
pour
décrire
l'esprit
que
la
Révolution
tranquille
de
1960
avait
engendré.
Tout
était
sujet
à
confrontation.
L'auteur
a
choisi
le
monde
étudiant
pour
en
faire
la
démonstration.
À
l'intérieur
d'un
collège
devant
répondre
aux
nouvelles
normes
du
ministère
de
l'Éducation,
un
élève
se
mesure
à
l'un
de
ses
professeurs.
Cet
affrontement
rappelle
la
lutte
des
modernes
contre
les
anciens.
Comme
dans
Première
Jeunesse
de
Jean
Larose,
Pierre
Tourangeau
établit
la
donne
de
cette
époque
charnière
qui
a
vu
l'innovation
du
monde
de
l'enseignement
supérieur
par
l'apparition
des
cegep
et
des
universités
d'état
à
travers
toutes
les
régions
du
Québec.
Les
rites
de
passage
ont
ceci
de
particulier
qu'ils
s'accompagnent
souvent
d'actes
douloureux,
voire
tragiques.
Quelle
civilisation
n'a
pas
connu
un
nouvel
essor
sans
que
l'on
casse
des
ufs
au
nom
du
second
souffle
qu'elle
se
donne
?
Il
en
est
de
même
pour
le
héros,
dont
le
combat
pour
un
monde
nouveau
le
conduit
à
la
porte
de
la
Justice.
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