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Tremblay,
Alain-Ulysse.
La
Vie
dElvis.
Éd.
Coups
de
tête,
2008,
102
p.
Le
Bonheur
est
dans
la
sauce

Sentant
sa
fin
prochaine
à
lapproche
de
ses
60
ans,
Elvis
sétablit
en
Gaspésie
doù
il
contemple
les
goélands,
qui
faufilent
lhorizon
en
quête
dun
moustique
téméraire.
Les
ayant
toujours
haïs,
il
éprouve
maintenant
de
la
sympathie
pour
ces
«
mange-marde,
comme
il
les
surnomme.
Homme
aux
36
métiers
et
36
misères,
il
a
quitté
le
toit
familial
pour
quil
y
ait
une
bouche
de
moins
à
nourrir.
Trimbalant
la
valise
maganée
héritée
de
son
père,
il
a
bourlingué
une
grande
partie
de
son
existence
avant
de
sinstaller
à
Montréal.
Il
a
ainsi
usé
ses
semelles
comme
marin,
concierge,
roadie
dun
band
rock
et
surtout
cuisinier.
Cest
en
travaillant
dans
une
gargote
quil
a
appris
à
concocter
une
sauce
à
hamburger,
qui
faisait
accourir
tous
les
Malbaiens
de
sa
ville
natale.
Il
était
loin
de
se
douter
que
cette
recette
ferait
son
bonheur
ainsi
que
celui
du
patron
du
boui-boui
de
la
Main
montréalaise
où
il
travailla.
Alain-Ulysse
Tremblay
sest
penché
avec
beaucoup
de
compassion
sur
le
sort
dun
homme
zen
en
évitant
den
faire
le
héraut
dun
monde
nouveau.
Ça
repose
du
héros
narcissique
qui
se
conduit
comme
le
porte-
étendard
dune
nouvelle
génération.
Elvis
partage
plutôt
le
lot
de
tout
Québécois
issu
de
milieux
modestes.
Hormis
sa
ration
de
produits
dopants,
sa
quête
de
bonheur
lamène
à
fouler
plutôt
le
plancher
des
vaches
que
le
tapis
rouge.
En
somme,
le
roman
dépeint
un
personnage
sympathique
pour
la
simplicité
de
ses
sentiments.
Dommage
que
lauteur
ait
cru
bon
de
recourir
au
langage
vernaculaire
pour
nous
offrir
ce
tableau
!
Ce
populisme
ne
rapproche
pas
davantage
le
héros
de
ceux
qui
se
débattent
dans
les
rets
du
modernisme.
Ce
bémol
se
joint
à
la
politique
de
léditeur,
qui
préconise
des
uvres
expéditives
pour
favoriser
la
lecture.
Ne
pas
rassasier
le
lecteur
peut
avoir
leffet
pervers
de
len
détourner.
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