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Panneton,
Amélie.
Le
Charme
discret
du
café
filtre.
Éd.
La
Bagnole
2011,
159
p.
Avoir
20
ans
Plus
que
le
charme
discret
du
café
filtre,
c'est
le
charme
discret
de
jeunes
locataires
qui
retient
l'attention
du
lecteur.
Rien
de
comparable
à
La
Vie,
mode
d'emploi
de
Georges
Pérec,
quoi
qu'en
dise
l'éditeur,
ou
au
Naïf
Locataire
de
Paul
Guth,
à
l'exception
que
la
forme
de
ces
uvres
réunit
les
résidants
du
même
immeuble.
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Par
ses
nouvelles,
l'auteure
déboulonne
sans
vergogne
la
vie
secrète
de
gens
que
l'on
croirait
mener
une
vie
des
plus
active,
mais,
surtout,
des
plus
intéressante.
Ils
trottent
(voyagent)
tout
le
temps,
nous
semble-t-il.
Même
si
la
mise
en
bouche
débute
par
l'envoi
de
cartes
postales,
il
ne
faut
pas
s'y
méprendre.
L'ensemble
des
habitants
de
l'immeuble
n'est
pas
lié
au
reste
du
monde.
Ce
sont
des
chômeurs,
des
étudiants
et
de
jeunes
adultes,
hormis
un
homme
de
quatre-vingts
ans,
qui
peinent
à
joindre
les
deux
bouts.
Le
recueil
n'est
pas
dédié
à
la
performance,
mais
au
quotidien
que
l'on
ne
clame
pas
du
haut
d'un
minaret.
Qui
avouerait
mener
une
vie
peu
excitante
?
Et
pourtant,
c'est
le
cas.
L'avènement
des
I
Pod
et
cie,
ne
rapprochent
pas
les
gens
pour
autant.
La
technologie
offre
plutôt
des
outils
qui
maintiennent
les
interlocuteurs
à
distance
?
Le
téléphone
intelligent
ne
peut
servir
de
gardienne
pour
une
boulangère
monoparentale
qui
se
lève
à
trois
heures
pour
faire
son
pain.
Tous,
en
somme,
sont
confinés
à
la
solitude.
Et
quand
quelques-uns
parviennent
à
vivre
en
cohabitation,
la
situation
demeure
la
même.
Ce
sont
des
moines
modernes
qui
ont
fait
vu
de
choisir
le
silence
comme
mode
de
vie.
Et
quand
l'âme
sur
se
dresse
sur
leur
route,
leur
vie
sentimentale
emprunte
rapidement
la
voie
d'évitement
et
sans
grands
déchirements.
Le
tableau
décoiffe
les
fausses
perceptions
de
la
vitalité
des
rejetons
des
baby-boomers.
La
tristesse
accompagne
leur
quotidien
rempli
d'appréhensions.
Ils
se
cherchent
des
repères
et
des
complices
à
la
veille
d'une
vie
adulte.
Dans
la
vingtaine,
ils
perdent
les
grandes
amitiés
de
l'adolescence
qui
les
rendaient
si
forts.
La
substitution
les
rend
démunis,
et
l'inconnu
leur
fait
peur.
Ce
recueil
a
valu
à
l'auteure,
née
en
1985,
des
critiques
fort
élogieuses.
Je
suis
loin
de
partager
cet
enthousiasme.
Amélie
Panneton
se
démarque
cependant
par
son
souci
de
toucher
la
dynamique
des
relations
humaines
sans
se
perdre
dans
des
considérations
philosophiques.
Elle
touche
la
cible
sans
attendrir
le
lecteur
avec
le
sort
de
ses
pairs.
Elle
y
parvient
avec
une
plume
qui
perd
sa
verve
à
l'occasion.
Certaines
nouvelles
sont
fort
ennuyeuses.
En
fait,
le
sujet
se
prêtait
à
la
rédaction
d'un
roman.
Tous
les
protagonistes
se
croisent
dans
un
immeuble
du
quartier
Saint-Roch
de
Québec.
L'inexpérience
a
peut-être
retenu
l'auteure
de
monter
une
trame
romanesque.
Mais
ce
premier
jet
d'écriture
s'inscrit
sous
de
bons
haruspices.
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