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Montpetit,
Caroline.
LEnfant.
Éd.
Boréal,
2009,
136
p.
Des
mères
laissées
à
elles-mêmes
En
dépit
du
titre,
le
cur
de
ces
six
nouvelles
bat
au
rythme
de
celui
des
femmes
confrontées
à
la
maternité.
Quelles
sont
les
craintes
qui
les
tarabustent
tant,
si
elles
ont
loccasion
de
vivre
«
la
plus
belle
histoire
du
monde
»,
selon
linfirmière
qui
accompagne
une
parturiente
angoissée
?
Alice
craint
de
mettre
au
monde
un
enfant
aveugle
comme
elle.
Suzie
doit
faire
le
deuil
dun
enfant
en
plus
de
subir
une
séparation.
Hélène,
qui
na
jamais
rencontré
lâme
sur,
a
recours
à
une
clinique
de
fertilité
pour
connaître
les
joies
de
lenfantement.
Amélie,
une
femme
sans
enfants,
voudrait
adopter
un
Indien,
qui
préfère
les
gares
de
son
pays
à
un
toit
familial.
Et
la
nurse
na
pas
la
vie
facile
avec
une
enfant
qui
lenvoie
paître.
La
plus
déchirante
de
ces
nouvelles
est
incarnée
par
une
mère
amérindienne,
dont
le
fils
est
condamné
aux
galères
par
notre
bon
gouvernement,
ces
pensionnats
que
lon
décrie
tant
aujourdhui.
Lauteure
analyse
les
dilemmes
maternels
sous
différents
angles.
La
femme
seule,
la
femme
incomprise,
la
globe-trotter,
la
gardienne
et
la
veuve
se
succèdent
à
la
barre
de
chacune
des
nouvelles.
Toutes
se
battent
pour
lutter
contre
les
aléas
de
la
maternité
sans
quun
homme
vienne
les
épauler
pour
assurer
léducation
des
enfants.
La
concision
de
lécriture
confère
à
chacun
des
récits
un
achèvement,
dont
la
narration
sensible
et
efficace
se
jumelle
à
une
facture
succincte,
amenant
avec
brio
les
chutes
imprévisibles
telles
quexigées
par
les
normes
de
la
nouvelle.
Bref,
un
parangon
du
genre
!
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