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Mihali,
Felicia.
L'Enlèvement
de
Sabina.
Éd.
XYZ,
2011,
286
p.
Relations
hommes-femmes
inspirées
de
la
mythologie.
Ce
roman,
inspiré
de
l'enlèvement
des
Sabines
de
la
mythologie
romaine,
traite
en
fait
des
relations
entre
les
hommes
et
les
femmes.
Les
Comans
invitent
les
Slavins
du
village
voisin
pour
une
soirée
festive.
La
bonne
chère
est
accompagnée
de
vin
qui
coule
à
flot.
Les
ravisseurs,
s'abstenant
de
trop
boire,
profitent
de
la
soûlerie
générale
de
leurs
hôtes
pour
ravir
les
filles
slavines
afin
de
les
marier
aux
célibataires
comans.
On
pourrait
s'attendre
à
des
représailles
aux
lendemains
des
festivités.
Eh,
bien
non
!
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Bien
accueillies
dans
leur
nouvelle
communauté,
ces
jeunes
femmes
se
marient
tout
en
obtenant
les
mêmes
droits
que
leurs
pairs
originaires
du
village.
Comme
Romulus,
le
fondateur
de
Rome,
qui
assure
la
sécurité
des
Sabines
enlevées,
Onou,
le
chef
du
village,
voit
à
la
sécurité
des
Slavines.
Le
bonheur
et
la
paix
caractérisent
ce
lieu
béni
du
ciel.
Les
femmes
bénéficient
même
d'une
grande
liberté.
Elles
fondent
des
entreprises,
dont
les
revenus
profitent
à
leurs
maris
plutôt
fainéants.
En
fait,
ce
roman
est
quelque
peu
féministe.
Et
quand
elles
deviennent
veuves,
Onou
se
charge
de
la
ramener
dans
leur
village
natal.
Ce
traitement
est
presque
trop
b
eau
pour
être
vrai.
Y
a-t-il
anguille
sous
roche
?
L'auteure
touche
l'universel
en
cachant
les
coordonnées
géographiques
de
sa
trame.
En
abrégé,
c'est
le
bilan
de
l'Histoire
occidentale
qu'elle
a
fait.
Elle
fait
revivre
les
croisades,
le
moyen
âge
voire
le
Québec
rural
d'avant
la
Révolution
tranquille.
L'Europe
et
l'Amérique
sont
ciblées
par
ce
roman
intemporel.
Et
les
Slavins
sont
connectés
sur
les
peuples
slaves,
surtout
avec
les
touloupes
(peaux
de
mouton
dont
ils
se
vêtent),
les
bergeries
et
les
tinettes
de
fromage.
Ce
conte,
quelque
peu
fantastique,
dessine
le
ciel,
qui
chapeaute
nos
sociétés
modernes
à
l'instar
des
novellas
de
Pan
Bouyoucas,
dont
les
assises
reposent
sur
l'île
grecque
de
Leros.
L'uvre
s'adresse
aux
curieux
passionnés
de
culture.
Une
culture
incarnée
dans
des
personnages
bien
profilés.
Mais
ils
sont
tellement
nombreux
qu'il
est
difficile
de
les
suivre
à
la
trace.
Tout
de
même,
on
apprend
avec
plaisir
la
manière
de
tricoter
des
relations,
qui
profitent
aux
femmes
aux
dépens
des
hommes.
Des
relations
tragiques,
teintées
d'un
ludisme
qui
dédramatise
l'uvre
pour
la
rapprocher
des
contes
dans
lesquels
les
méchants
loups
s'en
prennent
à
d'innocents
personnages,
tels
les
trois
petits
cochons
et
la
grand'mère
du
petit
chaperon
rouge.
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