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Huot,
Jean-Sébastien.
Le
Portrait
craché
de
mon
père.
Éd.
L'Hexagone,
2001,
96
p.
Le
Père
castrateur
L'image
du
père
abonde
dans
la
littérature
québécoise.
On
a
plutôt
tendance
à
faire
de
lui
un
être
faible
ou
castrateur.
Il
y
a
bien
Christiane
Duchesne
et
Mario
Girard
qui
le
présentent
sous
un
jour
favorable.
Mais
règle
générale,
il
ne
fait
pas
belle
figure
dans
l'ensemble
des
portraits
que
l'on
trace
de
lui.
Celui
de
Jean-Sébastien
Huot
ne
fait
pas
exception.
Le
contexte
défavorable
dans
lequel
il
a
vécu
l'empêche
d'établir
une
filiation
dont
il
tirerait
une
certaine
fierté.
Il
est
devenu
un
cliché
d'affirmer
que
ce
sont
les
enfants
qui
paient
la
note
de
l'échec
d'un
couple.
Les
signes
avant-coureurs
de
l'explosion
de
la
cellule
familiale
produisent
souvent
de
la
violence
physique
et
invariablement
verbale.
Ces
agressions
contre
la
personne
détruisent
l'estime
de
soi.
Pour
la
recouvrir,
il
reste
le
psy,
l'écriture,
l'amour
et
le
travail.
Voilà
le
contenu
que
l'auteur
a
articulé
pour
raconter
sa
résurrection.
Cet
aboutissement
heureux
survient
à
la
suite
d'un
cheminement
entrepris
pour
faire
le
vide
d'un
père
halluciné
qui
l'a
privé
de
son
"
je
".
Un
moi
crispé
devant
l'écran
de
son
ordinateur
à
qui
il
aimerait
bien
confier
sa
souffrance
pour
l'apprivoiser.
C'est
grâce
à
l'amour
qu'il
parvient
finalement
à
une
"
écriture
de
combat
",
prémices
à
sa
délivrance.
Jean-Sébastien
Huot
réussit
très
bien
à
communiquer
son
état
d'âme,
semblable
à
celui
d'André
Gide
quand
il
a
écrit
:
"
Famille,
je
vous
hais.
"
D'ailleurs,
le
prologue,
intitulé
"
S'haïr
la
face
",
pourrait
être
un
clin
d'il
à
cet
auteur.
Ce
récit
d'une
enfance
tordue
s'inscrit
dans
une
forme
littéraire
qui
fait
fi
des
lois
du
genre.
C'est
de
la
prose
poétique
qui
rappelle
Fontainebleau
de
Michael
Delisle,
évoquant
lui
aussi
son
enfance
à
Longueuil.
Ce
n'est
pas
de
la
poésie
de
salon.
La
violence
subie
par
l'auteur
se
reflète
dans
son
écriture.
Elle
exprime
bien
la
révolte
d'un
jeune,
maudissant
celui
qui
lui
a
rendu
la
vie
insupportable.
Bref,
Freud
aimerait
cette
mort
symbolique
du
père
pour
que
le
fils
vive.
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