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Ce
n'est
pas
parce
que
la
mer
est
étale
que
les
courants
s'apaisent.
Edouardo
Passila
l'apprend
à
ses
dépens.
Pour
renouer
avec
sa
tranquillité
d'esprit,
il
a
demandé
une
mutation
de
la
grande
ville
à
Ludovica,
dont
la
toponymie
a
sûrement
été
inspirée
du
nom
d'une
exposition
de
bâtiments
à
l'échelle
à
Québec,
ville
natale
de
l'auteur.
Ce
village,
qui
ressemble
donc
à
une
miniature,
ne
cache
pas
moins
des
remous
susceptibles
de
concourir
à
la
perte
des
villageois.
Dès
son
arrivée,
il
s'est
buté
au
caractère
acariâtre
de
Miranda
l'hôtelière.
Que
lui
importe
ses
excès
de
bile
!
Il
se
met
rapidement
à
l'uvre
afin
que
le
départ
de
son
prédécesseur,
pour
un
motif
ostracisé,
ne
rompe
pas
le
service
postal.
Rapidement,
il
se
rend
compte
que
la
population
s'adresse
à
lui
en
insinuant
des
dangers
qui
menacent
tous
et
chacun.
Pour
s'en
protéger,
on
pratique
la
politique
des
faveurs.
Le
boulanger
fournit
ainsi
le
pain
gratuitement
à
Passila.
Dans
ce
contexte
se
forment
des
clans
pour
contrecarrer
les
projets
machiavéliques
de
villageois
véreux.
Mais
qui
sont-ce
?
Le
policier
Cortez
semble
être
l'âme
de
Ludovica
en
s'adonnant
à
l'extorsion.
Tous
le
craignent
et
soupçonnent
son
voisin
d'être
à
sa
solde
pour
l'informer
des
us
et
coutumes,
qui
consolident
son
emprise
sur
le
village
par
le
chantage.
Subissant
cette
atmosphère
étouffante,
le
postier
songe
à
se
faire
muter
une
autre
fois.
Le
facteur
émotif
aidant,
il
envisage
de
quitter
le
village
avec
la
belle
Estrella,
la
fille
de
l'ancien
policier.
Mais
la
population
entrevoit
son
avenir
autrement.
Elle
le
phagocyte
pour
assurer
son
salut.
Le
narrateur
décrit
à
merveille
ce
microcosme,
soutenu
par
une
écriture
bien
ordonnée
à
la
lourdeur
qui
l'appesantit.
Sans
faillir,
l'auteur
maîtrise
son
uvre
à
l'intérieur
d'un
suspense
sans
prétention,
qui
tient
le
lecteur
en
haleine
jusqu'à
un
dénouement
trop
foisonnant
en
rebondissements.
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