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Lebuf,
Michel.
Le
Secret
des
oiseaux.
Éd.
Trait
d'union,
2001,
205
p.
Les
Oiseaux
menacés
d'extinction
Les
oiseaux
se
cachent
pour
mourir.
Le
proverbe
est
bien
connu
depuis
la
parution
du
roman
de
Colleen
McCullough.
L'axiome
convient
davantage
au
Silence
des
oiseaux
de
Michel
Lebuf,
qui
traite
de
l'hypothétique
disparition
de
la
gent
ailée
de
l'hémisphère
boréal.
En
effet,
pour
une
cause
inconnue
s'est
entamée
une
migration
de
toutes
les
espèces
vers
le
Sud
en
plein
mois
de
mai
alors
qu'elle
s'effectue
normalement
en
sens
inverse.
L'auteur
qui
a
étudié
en
communications
et
en
écologie
s'est
penché
sur
cette
possibilité.
C'est
la
durée
du
jour
qui
détermine
la
migration
des
oiseaux.
En
cas
contraire,
il
faut
penser
tout
de
suite
à
la
détérioration
de
l'atmosphère
ou
de
l'habitat.
Quand
les
aires
de
nidification
sont
détruites
par
la
déforestation,
il
faut
aller
ailleurs
et
quand
il
y
a
des
émanations
toxiques,
les
glandes
endocriniennes
sont
affectées
au
point
de
détourner
le
gibier
à
plumes
de
sa
conduite
habituelle.
C'est
le
canevas
sur
lequel
Michel
Lebuf
a
reproduit
l'avenir
de
cette
classe
animale.
Inquiétés
par
la
disparition
soudaine
des
oiseaux,
les
gouvernements
américain
et
canadien
forment
une
équipe
d'experts
qui
reçoit
le
mandat
de
suivre
les
volées
afin
de
déterminer
la
cause
de
ce
départ
incongru.
En
avion,
en
bateau,
c'est
la
poursuite
infernale
qui
se
termine
à
Isla
del
Coco,
une
île
du
Pacifique
appartenant
au
Costa
Rica.
Rien
ne
peut
arrêter
une
espèce
en
mal
de
survie.
Les
héros
l'apprendront
à
leurs
dépens
quand
ils
voudront
capturer
des
spécimens
pour
servir
les
fins
de
leur
enquête.
Du
Hitchock
à
son
meilleur!
L'aspect
scientifique
du
roman
est
tissé
habilement
avec
l'aspect
humain.
Ce
ne
sont
pas
des
robots
qui
sont
affectés
à
l'enquête.
L'auteur
souligne
les
rivalités
qui
divisent
ces
scientifiques
ainsi
que
leur
incompatibilité
de
caractère
et
leurs
problèmes
personnels.
Il
dénonce
aussi
le
contexte
dans
lequel
les
recherches
s'effectuent.
Il
passe
en
revue
les
travaux
des
savants
célèbres
dont
les
résultats
maquillent
des
buts
qu'on
ne
peut
cautionner.
Il
est
très
facile
d'infléchir
les
données
selon
une
trajectoire
qui
attire
les
subventions
et
la
renommée.
L'argent
est
le
nerf
de
la
recherche
à
laquelle
s'intéressent
des
magouilleurs
à
la
solde
des
détenteurs
du
pouvoir
politique,
économique,
voire
religieux,
qui
craignent
d'être
incommodés
par
les
découvertes
scientifiques.
L'auteur
précise
comment
elles
peuvent
être
ordonnées
en
fonction
d'intérêts
occultes,
sans
oublier
les
médias
qui
les
anticipent
pour
hausser
leurs
cotes
d'écoute.
En
somme,
le
roman
fait
ressortir
l'objectivité
chimérique
de
la
science.
Michel
Lebuf
a
tiré
de
ses
connaissances
un
roman
réussi
malgré
ses
défauts.
La
structure
fragmentée
brise
le
rythme
du
roman.
L'emballage
ressemble
à
un
télé-feuilleton
qui
saute
sans
transitions
d'une
séquence
à
l'autre.
L'auteur
a
même
introduit
des
diagrammes
et
des
E-mails
comme
on
les
lit
sur
l'écran
des
ordinateurs.
C'est
le
dénouement
qui
risque
le
plus
de
nous
décevoir.
Le
secret
du
départ
des
oiseaux
se
mue
en
message
d'espoir.
Malgré
les
problèmes
écologiques
qui
menacent
la
planète,
l'auteur
laisse
entendre
que
tout
n'est
pas
perdu.
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