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Benoît,
Mylène
Les
Jours
qui
penchent.
Éd.
Triptyque,
2011,
165
p.
Un
sens
à
la
vie
Je
suis
Il
faut
être
attentif
quand
"
la
mer
fait
un
de
ces
vacarmes
"
pour
entendre
les
pas
qui
s'amènent,
les
mots
qui
s'échappent
au
hasard
d'une
rencontre
fortuite,
les
bruits
de
la
routine
comme
le
couteau
qui
court
sur
la
tartine
du
matin.
Le
bruit
enterre
la
vie
autant
que
"
le
soleil
s'en
retourne
à
vau-l'eau
".
Il
faudrait
empêcher
le
sablier
de
compter
"
les
jours
qui
penchent
".
Ô
temps,
suspends
ton
vol
",
disait
Lamartine.
Hélas,
on
ne
peut
être
"
porté
par
le
char
de
l'Aurore
".
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Je
suis
Le
temps
passe.
Que
reste-t-il
de
tout
ce
temps
?
Quand
le
vent
frappe
à
la
porte
de
Ma,
une
vieille
tisserande,
elle
le
laisse
entrer
pour
qu'il
passe
la
nuit
avant
de
reprendre
son
chemin.
Mais
le
vieil
homme
prend
racine.
Il
explore
même
l'espace
perdu
où
Ma
s'est
enfuie.
Il
découvre
l'univers
maritime
dans
le
village
fictif
de
Cairn.
Peu
à
peu,
il
devient
le
cairn
de
la
vieille
femme,
c'est-à-dire
une
mont-joie,
qui
lui
sert
de
balises
pour
retrouver
son
chemin,
perdu
depuis
la
mort
de
son
frère.
Un
souvenir
qui
la
poursuit
sans
cesse.
Grâce
à
ce
vieil
homme,
elle
renoue
avec
la
vie.
Elle
découvre
le
village
à
travers
les
pans
de
l'existence
qu'il
lui
narre
pour
les
avoir
entendus
au
magasin
de
Palu.
Ma
se
joint
en
esprit
à
ce
concert
de
la
vie
qui
bat,
voire
y
participer
grâce
à
ce
qu'elle
tisse.
Ce
conte
est
une
invitation
à
trouver
le
sens
de
l'existence.
Mais
pour
en
profiter,
il
faut
aimer
la
poésie.
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