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Fortier,
Dominique.
Les
Larmes
de
saint
Laurent.
Éd.
Alto,
2010,
333
p.
Les
Séismes
meurtriers
Ce
roman
sattache
aux
phénomènes
naturels
destructeurs
marqués
par
le
Love
Waves
du
nom
du
savant
anglais,
Edward
Love,
qui
a
découvert
les
ondes
provocatrices
des
séismes
meurtriers.
Inspirée
par
ce
courant
scientifique,
lauteure
analyse
les
mouvements
qui
annihilent
le
milieu
de
lhomme
aussi
vite
quune
étoile
filante.
En
somme,
elle
soumet
la
planète
bleue
aux
principes
de
la
finalité,
qui
président
à
lévolution
des
époques,
soit
de
lère
glacière
à
la
nôtre,
menacée
de
nos
jours
par
leffet
de
serre.
À
travers
trois
récits
autonomes,
liés
par
la
préoccupation
des
changements,
elle
en
présente
certaines
manifestations
inhérentes
à
lactivité
des
volcans.
Le
premier
volet
sattache
à
lunique
survivant
de
léruption
du
mont
Pelée
en
Martinique,
qui
a
détruit,
en
1902,
la
ville
de
Saint-Pierre
à
linstar
de
Pompéi.
Ville
qui
occupe
le
second
volet,
où
Edward
Love
et
sa
femme
Garance
sont
impressionnés
par
les
bruits
émanant
du
Vésuve
et
par
«
les
larmes
de
saint
Laurent
»,
les
perséides
visibles
en
août,
mois
de
naissance
de
ce
martyr
mort
sur
un
grill
à
Rome.
Le
dernier
volet
fait
un
bond
de
cent
ans
pour
se
transporter
à
Montréal,
où
le
mont
Royal
est
le
sujet
détude
de
deux
passionnés
des
antécédents
de
cette
montagne,
symbole
de
la
finalité
en
abritant
à
son
pied
le
cimetière
de
la
Côte-des-Neiges.
La
nature
ne
forme
quune
identité
avec
lhomme,
lequel
est
astreint
à
la
même
aventure
terrestre,
caractérisée
par
une
finitude
relativement
assez
courte,
mais
quagrémentent,
dans
son
cas,
des
amours
aléatoires.
Le
point
de
vue
brise
la
vanité
de
ceux
qui
se
croient
au-dessus
des
lois
naturelles
qui
régissent
lunivers.
Écrivant
sous
un
signe
stellaire,
Dominique
Fortier
a
relevé
avec
brio
lintime
union
entre
lhomme
et
son
habitat
quillustrent
les
deux
perroquets
fusionnés
de
la
page
couverture.
Sans
quapparaisse
lombre
dun
ordre
divin,
elle
enseigne
en
filigrane
à
faire
«
un
bon
usage
des
étoiles
»
en
sintéressant
à
la
nature
et
à
ses
habitants.
Elle
procède
avec
une
plume
métaphorique,
qui
ne
dédaigne
pas
dexploiter
les
règles
de
grammaire
les
plus
complexes.
Le
style
en
souffre,
sans
compter
les
multiples
notes
historiques
incongrues,
qui
encombrent
un
texte
déjà
très
dense.
Il
nen
reste
pas
moins
que
cest
un
magnifique
roman
sur
un
sujet
plutôt
tabou.
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