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Quelles
belles
occasions
pour
un
père
et
son
fils
Peter
de
tisser
des
liens
solides
!
Aller
au
cinéma
le
mardi,
marcher
sur
la
plage
déserte
ou
le
long
du
canal,
qui
unit
Cape
Cod
au
reste
du
Massachusetts,
regarder
les
ferry-boats
faire
la
navette
entre
Hyannis
et
l'île
au
large,
écouter
les
bruits
de
la
nature
comme
les
cris
dérangeants
des
corbeaux
et
des
coyotes
Sans
compter
le
temps
consacré
à
l'écriture.
Tandis
que
le
fils
rédige
son
fameux
journal,
le
père
collige
des
notes
pour
sa
prochaine
uvre,
celle
qu'on
est
en
train
de
parcourir.
L'horaire
du
temps
ne
peut
être
mieux
prescrit
et
profitable,
en
particulier
pour
Peter
qui
saura
l'anglais
parfaitement
à
la
fin
de
son
séjour.
Mais
pourtant,
il
y
a
du
Verlaine
là-dedans.
Il
pleure
dans
leur
cur
comme
il
pleut
sur
la
ville.
Le
temps
n'est
pas
au
beau
fixe.
Les
données
météorologiques
lancent
le
roman
dans
la
grisaille
de
la
vie.
Petit
lundi
de
gris
moutons
suivi
de
jours
jumeaux.
Tout
s'amalgame
comme
dans
Soir
d'hiver
de
Nelligan
pour
pleurer
"
au
sinistre
frisson
des
choses
".
Ah,
comme
la
neige
a
neigé
dans
ce
cur
qui
s'écure
!
Les
vers
du
poète
ardennais
pourraient
alterner
avec
ceux
du
Québécois
pour
arriver
au
même
spasme
de
vivre.
"
Pourquoi
[le]
cur
a
tant
de
peine
?
"
Contrairement
à
ces
bardes,
Pierre
Gobeil
tente
de
trouver
une
réponse.
Comment
se
fait-il
que
des
enfants
développent
des
troubles
graves
d'apprentissage
?
Comment
se
fait-il
qu'avec
la
myriade
des
spécialistes,
on
ne
parvient
pas
à
enrayer
le
mal
?
"
Why
?
",
se
demande
l'auteur.
Son
héros
veut
offrir
ce
qui
a
de
mieux
à
son
fils
pour
qu'il
réussisse
sa
vie.
Le
père
est
angoissé,
autant
que
la
mère
dont
on
parle
peu,
par
l'éducation
d'un
enfant
qui
collectionne
les
échecs.
Son
exil
aux
États-Unis
avec
son
fils
donnera-t-il
les
résultats
escomptés
?
Il
en
doute,
mais
qui
ne
tente
rien
n'obtient
rien.
En
fait,
l'auteur
examine
la
problématique
soulevée
par
l'éducation
des
enfants.
Les
parents
se
préoccupent-ils
démesurément
de
l'avenir
de
leurs
rejetons
?
Et
pourtant
il
y
a
de
quoi
s'inquiéter
dans
une
société
en
pleine
mutation.
Peut-être
faudrait-il
faire
confiance
au
temps
qui
passe
?
Le
temps
arrange
bien
les
choses.
Que
de
cancres
à
l'école
ont
excellé
dans
la
vie
!
Pour
s'en
convaincre,
le
père
se
souvient
des
jours
anciens
vécus
au
Lac
Saint-Jean.
La
mort
des
uns
et
des
autres
lui
rappelle
les
jours
heureux
de
son
enfance.
Pourquoi
son
fils
ne
connaîtrait-il
pas
le
bonheur
malgré
son
handicap
scolaire
?
Ne
fait-il
pas
déjà
partie
d'un
band
d'amis
comme
batteur
?
Ce
questionnement,
apparenté
à
celui
de
Richard
Ford
dans
Indépendance,
ne
s'inscrit
pas
dans
un
créneau
tristounet.
Avec
le
petit
maudit
chien
Nouky
qui
fait
pipi
sur
le
tapis
et
qui
se
sauve
en
sautant
dans
le
camion
du
postier,
il
faut
s'attendre
à
des
péripéties
hautes
en
couleur
d'autant
plus
que
son
éducation
reste
encore
à
faire.
Le
héros
trouve
ça
aussi
difficile
que
de
parfaire
celle
de
son
fils.
Le
rapprochement
n'est
pas
très
flatteur,
mais
l'amour
paternel
le
protège
de
toute
dévalorisation.
La
thématique
emprunte
un
couloir
poétique
pour
éviter
l'ennui
d'un
cours
d'initiation
à
la
parentalité.
Le
roman
fait
belle
figure
sur
le
plan
littéraire.
Une
uvre
facile
à
lire,
mais
la
coquetterie
de
l'auteur
oblige
le
lecteur
à
une
grande
attention.
Quelle
est
cette
manie
d'inverser
l'ordre
naturel
des
compléments
et
de
multiplier
les
subordonnées
relatives
entre
le
sujet
et
le
verbe
?
On
dirait
une
collection
de
"
qui
",
surtout
que
les
phrases
sont
fort
longues.
Hormis
ce
bémol,
cette
étude
de
l'art
d'être
parent
est
très
intéressante
au
point
de
vue
sociologique
et
littéraire.
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