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Gagnon,
Marie-Noëlle.
LHiver
retrouvé.
Éd.
Triptyque,
2009,
160
p.
Vivre
en
hiver
Cest
un
défi
de
taille
que
de
sattaquer
à
la
quête
du
paradis
perdu
sans
tomber
dans
le
piège
des
considérations
éculées.
Marie-Noëlle
Gagnon
y
est
arrivée
en
lançant
un
héros
anonyme
dans
un
univers
fictif,
presque
dépourvu
de
repères
géographiques.
Pour
fuir
la
laideur
du
monde,
le
protagoniste
atteint
lîle
de
Sili,
où
règne
un
perpétuel
été
ayant
causé
le
retrait
de
la
mer.
Ce
havre
de
bonheur
sest
ainsi
effondré
au
profit
dun
désert.
Le
héros,
comme
un
messie,
sengage
à
faire
revenir
la
mer
pour
que
les
insulaires
puissent
jouir
de
nouveau
de
leur
environnement
pélagique.
Comme
la
mission
savère
impossible,
il
sattire
plutôt
leur
mépris.
Venu
dans
lîle
pour
se
réconcilier
avec
la
vie,
il
retrouve
sa
case
départ.
«
Nous
ne
faisons
que
marcher,
toujours
pour
aller
nulle
part.
»
Si
ce
nétait
de
lattachement
de
Cerise
à
sa
personne,
il
aurait
fui
depuis
longtemps.
Mais
comme
sa
quête
de
bonheur
passe
bien
avant
lengagement
envers
autrui,
il
quitte
pour
une
autre
île,
habitée
par
une
unique
ogresse,
qui
a
dépecé
tous
les
habitants
et
rangé
leur
chair
dans
un
congélateur.
Ce
second
volet,
qui
séternise
en
redondances,
ne
laisse
rien
présager
de
bon
pour
le
pèlerin
en
quête
du
jardin
déden.
Structuré
autour
des
saisons,
cet
excellent
roman
allégorique
tourne
le
dos
aux
vains
espoirs.
Lété
de
la
vie,
si
jamais
il
existait,
conduit
vers
lhiver,
sans
promettre
déventuelles
pâques.
Comme
Henri
Laborit,
Marie-Noëlle
Gagnon
fait
«
léloge
de
la
fuite
»
pour
déjouer
les
mauvais
haruspices,
qui
obligent
lhumanité
de
prendre
«
lhiver
de
force
»
pour
survivre
à
linstar
des
personnages
de
Réjean
Ducharme.
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