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Gilbert-Dumas,
Mylène.
Lili
Klondike
(t.
3).
Éd.
VLB,
2009,
368
p.
LOr
du
Yukon
À
partir
de
1896,
ce
fut
la
ruée
vers
lor
du
Yukon,
où
de
nombreux
gisements
furent
découverts
le
long
de
la
rivière
Klondike.
De
nombreux
Canadiens
français
sy
sont
déplacés
afin
de
senrichir
rapidement.
Le
troisième
tome
de
Lili
Klondike
focalise
deux
Québécoises
venues
dans
cette
contrée
sauvage
en
pleine
expansion
afin
de
tirer
profit
de
la
manne
aurifère.
Après
un
long
périple,
raconté
dans
les
deux
précédents
romans
de
la
trilogie,
le
tandem,
qui
ne
se
connaît
pas,
parvient
à
exercer
des
métiers
rattachés
à
lhôtellerie.
Évitant
les
gains
faciles
de
la
prostitution.
Liliane
devient
propriétaire
du
Lili
Hôtel.
Quant
à
Rosalie,
elle
réussit
à
se
faire
embaucher
par
le
Tivoli.
afin
de
divertir
les
clients
en
jouant
des
saynètes
et
en
fraternisant
avec
les
orpailleurs
pour
les
faire
danser.
Rôle
risqué,
sil
en
est
un,
quand
on
veut
protéger
sa
vertu.
Au
milieu
dun
monde
masculin,
il
semblerait
que
leurs
besoins
affectifs
puissent
être
facilement
comblés.
Cest
bien
là
le
comble
de
leurs
malheurs.
Les
deux
femmes
rencontrent,
certes,
lâme
sur,
mais
les
prétendants
sont
renvoyés
à
leurs
pépites
dor.
Leur
cur
emprunte
souvent
des
voies
qui
échappent
à
la
raison.
En
fait,
lintrigue
repose
sur
le
sort
damours
tortueuses
sur
une
toile
boréale,
où
les
villes
se
construisent
à
un
rythme
infernal,
qui
dépasse
lentendement.
Le
roman
reflète
très
bien
latmosphère
régnant
dans
les
tentes
élevées
le
long
du
Klondike
ou
dans
les
cabanes
de
bois
rond.
Rapidement,
le
rêve
qui
anime
les
explorateurs
se
transforme
en
cauchemar.
Lauteure
démontre
avec
brio
que
la
ruée
vers
lor
est
une
vaste
fumisterie,
dont
les
conséquences
conduisent
à
damères
déceptions,
voire
même
au
suicide.
Faute
de
repères
et
en
perte
didentité,
ces
femmes
subissent
patiemment
une
destinée
singulière
dans
un
univers
livré
à
des
aspirations
assez
primaires.
La
thématique
est
intéressante,
mais
langle
sous
lequel
se
présente
le
traitement
gâte
la
sauce.
Il
sagit
dun
énorme
mélodrame
exploitant
la
destinée
de
Québécoises
défendant
curieusement,
en
1897,
un
féminisme,
qui
se
refuse
aux
valeurs
familiales.
Cest
sans
compter
que
la
narration
sappuie
sur
une
écriture
peu
inventive.
Bref,
ce
produit
très
vendeur
ne
sélève
pas
au-dessus
de
la
mêlée
des
romans
dépoque.
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