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Roger,
Jean-Paul.
L'Inévitable.
Éd.
XYZ,
2001,
193
p.
Garçon
victime
de
la
pédophilie
de
son
père
L'auteur
a
vécu
le
drame
qu'il
raconte
dans
son
roman.
Il
s'est
sûrement
offert
une
catharsis
en
décrivant
l'enfance
de
Paul,
un
jeune
garçon
qui
sera
inévitablement
victime
de
la
pédophilie
d'un
père
violent
et
alcoolique.
"
C'est
soft
comparativement
à
ce
que
j'ai
vécu
",
m'a
dit
l'auteur
lors
du
Salon
du
livre
de
Montréal.
Les
voyeurs
y
trouveront
quand
même
leur
compte,
mais
ils
n'apprécieront
peut-être
pas
la
valeur
littéraire
de
l'uvre
ni
ne
verront
comment
la
dynamique
d'un
pédophile
mène
à
des
conséquences
irréparables
pour
la
cible
servant
à
la
satisfaction
des
pulsions.
Pourtant
le
roman
souligne,
même
brutalement,
l'ignominie
des
mortifications
endurées
par
cet
enfant,
rejeté
de
plus
par
une
mère
qui
ne
l'a
pas
désiré.
Sa
différence
le
porte
à
s'isoler,
voire
à
se
terrer
dans
un
trou.
Ce
symbole
de
la
mort
est
éloquent.
Le
père
n'agit
pas
dans
le
plus
grand
secret.
C'est
avec
la
complicité
tacite
des
siens
qu'il
se
livre
à
la
panoplie
des
jeux
sexuels
avec
son
fils,
surtout
quand
il
l'emmène
en
auto.
L'ignorance
et
les
plaisirs
reliés
à
la
sexualité
font
en
sorte
que
Paul
subit
les
assauts
paternels
un
peu
inconsciemment.
C'est
avec
l'âge
que
la
révolte
apparaîtra.
C'est
intéressant
de
lire
un
roman
qui
donne
la
parole
à
une
victime.
Ce
n'est
pas
un
reportage
à
sensation
que
l'auteur
aurait
romancé.
C'est
une
vraie
oeuvre
littéraire,
écrite
avec
un
talent
et
une
force
qui
la
rendent
efficace.
À
ceux
qui
n'aiment
pas
que
l'on
étale
les
drames
humains
à
l'état
brut,
je
rappellerai
ce
qu'écrivait
Beaumarchais
:
"
Il
faut
montrer
le
mal
pour
qu'on
le
haïsse."
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