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LaRue,
Monique.
L'Oeil
de
Marquise.
Éd.
Boréal,
2009,
376
p.
De
la
haine
québécoise

Monique
LaRue
semploie
avec
force
à
démontrer
que
le
racisme
est
chevillé
au
cur
de
nos
ancêtres,
lesquels
adjoignaient
linterdiction
de
céder
leur
bien
domiciliaire
à
des
juifs
dans
les
actes
de
vente.
Les
bons
Québécois
en
attraperont
pour
leur
rhume
en
lisant
ce
roman
merveilleux
sur
leur
mentalité
racrapotée.
Hors
de
nous,
point
de
salut
!
Le
roman
brode
le
tableau
de
lâme
québécoise,
dont
la
bipolarité
sest
révélée
avec
le
résultat
kif-kif
du
référendum
de
1995.
Des
irréconciliables,
qui
essaient
de
dépiauter
autrui,
comme
le
sous-tend
la
déclaration
dHérouxvillle.
Quel
clan
aura
la
peau
de
lautre
?
Cest
en
prenant
exemple
sur
une
famille
de
Longueuil
que
lauteure
décrit
la
partie
de
bras-de-fer
engagée
au
nom
de
la
haine
issue
de
la
crainte
dautrui.
Née
entre
deux
frères
rivaux,
tels
Caïn
et
Abel,
Marquise
Cardinal
raconte
leur
cheminement
vers
la
lumière
sur
une
route
remplie
dobstacles.
En
fait,
elle
précise
lévolution
des
Québécois
vers
une
identité
susceptible
de
sadapter
au
pluralisme
en
germe
au
Québec.
En
zyeutant
les
faits
et
gestes
de
tous
et
chacun,
elle
les
suit
à
partir
dévénements
politiques,
qui
les
ont
perturbés,
allant
des
bombes
qui
ont
éclaté
dans
les
années
1960
jusquau
400e
anniversaire
de
la
fondation
de
la
ville
de
Québec
en
2008.
Impliqué
socialement,
son
frère
aîné
a
participé
à
ces
manifestations
daffirmation
nationale
au
grand
dam
de
son
frère
cadet,
moins
impressionné
par
«
le
vote
ethnique
et
largent
»,
qui
ont
crevé
le
cur
de
lancien
premier
ministre
Jacques
Parizeau.
Après
«
une
marche
aléatoire
semblable
à
la
marche
de
livrogne
»
le
clan
Cardinal
parvient
«
à
fleurir
comme
le
bâton
de
saint
Joseph
».
En
fait,
chacun
découvre
lamour,
en
particulier
Marquise
grâce
à
son
mariage
à
un
juif
anglophone.
Le
roman
est
expurgé
du
maniérisme
qui
caractérisait
les
autres
uvres
de
Monique
LaRue.
Roman
de
la
maturité,
qui
gagne
en
simplicité.
Pas
de
narratrice
omnisciente,
qui
reconstitue
notre
axiologie.
Le
récit
emprunte
un
ton
familier
et
humble,
mais
il
reste
tout
de
même
des
agacements,
telles
la
lourdeur
et
la
prolixité
de
lécriture
ainsi
que
le
dénouement
sentimental,
qui
indique,
comme
à
des
collégiens,
les
messages
à
retenir.
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