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Sauriol,
Monique.
Madame
Petit-Pépin.
Éd.
de
Mortagne,
1995,
283
p.
Une
mère
atteinte
d'une
maladie
mortelle
À
quarante
ans,
la
femme
comme
l'homme
doivent
changer
leurs
rapports
à
la
nourriture.
C'est
bien
connu.
Les
cliniques
minceur
le
prouvent.
Comme
la
gourmandise
déplace
les
montagnes,
voilà
que
le
bedon
de
l'homme
se
donne
des
allures
alpines.
Pour
la
femme,
c'est
une
autre
paire
de
manches
pour
ne
pas
dire
que
c'est
une
histoire
de
paire
de
fesses.
Les
satyres
peuvent
se
rhabiller.
Dans
un
cas
comme
dans
l'autre,
les
lignes
courbes
revendiquent
le
droit
de
s'attaquer
à
la
base
de
notre
fierté
une
décennie
plus
tôt.
Véronique,
45
ans,
en
a
gros
à
dire
sur
le
sujet.
En
amorce,
l'auteure
l'emmène
chez
son
médecin
afin
qu'il
l'aide
à
réduire
son
poids.
Mon
Dieu,
qu'elle
porte
mal
son
nom
!
Madame
Petit-Pépin.
Depuis
que
la
loi
accole
le
nom
du
mari
à
celui
de
la
femme,
il
y
a
de
ces
dérisions
qui
font
sourire.
Mieux
vaut
être
une
Petit-Pépin
qu'une
LeBoeuf-Hachez.
C'est
moins
traumatisant.
Pas
autant
qu'elle
le
pense
parce
que
le
Dr
Sanschagrin
lui
apprend
avec
attrition
qu'il
y
a
un
petit
pépin
dans
l'engrenage.
Selon
les
analyses
préalables,
Véronique
ne
deviendra
pas
plus
grosse
parce
que
Dieu
ne
lui
accorde
que
trois
mois
de
vie.
Au
moins,
elle
sait
qu'Il
ne
viendra
pas
la
chercher
comme
un
voleur.
L'élément
déclencheur
est
assez
fort
pour
assommer
un
bovin
et
encore
mieux
madame
Petit-Pépin.
Mais
c'est
mal
connaître
Véronique.
Le
développement
présenté
en
antithèse
nous
montre
une
femme
résolue
à
combattre
le
mal
par
le
mal.
Pourquoi
s'en
faire
avec
ses
petites
misères
puisque,
dans
la
vie,
personne
ne
s'en
sort
vivant?
Aussi
bien
se
livrer
avec
plaisir
à
ses
péchés
mignons.
C'est
une
façon
comme
une
autre
de
faire
poireauter
la
maladie
dans
la
salle
d'attente.
Quand
le
moral
tient
bon,
l'attaquant
se
sent
moins
fort.
Dans
son
entêtement,
Dieu
a
même
voulu
que
Véronique
soit
un
cordon-bleu.
Pourquoi
ne
pas
faire
fructifier
son
talent
tel
que
l'a
demandé
le
Seigneur?
Surprise
dans
la
famille!
Les
diètes
ont
foutu
le
camp.
Madame
Petit-Pépin
a
un
mari,
une
fille
de
18
ans,
un
garçon
de
16
ans
et
un
amant.
N'allez
pas
croire
qu'elle
va
profiter
de
l'occasion
pour
attirer
la
pitié
sur
elle.
Ils
ne
sauront
rien
de
la
situation.
Ils
l'apprendront
bien
assez
vite
quand
ses
forces
déclineront.
Pour
l'instant,
elle
est
capable
de
vaguer
à
ses
occupations,
surtout
celle
de
s'empiffrer,
mais
comme
journaliste
à
la
pige,
elle
ne
rédige
plus
d'articles
pour
son
journal.
Véronique
est
une
femme
forte
qui
sait
affronter
l'adversité
avec
stoïcisme.
Elle
garde
le
phare
même
au
pire
de
la
tempête
pour
protéger
sa
fille
enceinte
et
son
garçon
alcoolique.
Il
le
faut
bien
car
elle
a
un
mari
qui
a
fondé
une
famille
qui
repose
sur
ses
épaules.
En
dernier
recours,
il
lui
restera
la
fuite
pour
ne
pas
se
montrer
dans
toute
sa
vulnérabilité.
La
maladie
rend
humble,
mais
il
faut
sauvegarder
sa
dignité,
surtout
que
l'obésité
l'oblige
à
fréquenter
les
boutiques
pour
les
tailles
fortes
dans
une
société
qui
prône
la
minceur,
voire
la
maigreur.
Si
la
thèse
et
l'antithèse
sont
bien
développées,
la
synthèse
est
décevante.
Le
dénouement
vient
tout
détruire
le
dossier
que
l'auteure
a
monté
sur
la
femme.
Avec
la
fin
imprévisible,
elle
opère
un
virage
insignifiant
de
180°.
Dommage
parce
que
le
roman
enfilait
humour,
tendresse
et
émotions
avec
bonheur.
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