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Plamondon,
Éric.
Mayonnaise.
Éd.
Le
Quartanier,
2012,
201
p.
Le
Beatnik
Richard
Brautigan
  
La
vie
vaut-elle
la
peine
d'être
entretenue
en
terreau
états-unien
?
En
reprenant
comme
titre
le
dernier
mot
de
La
Pêche
à
la
truite
en
Amérique
de
Richard
Brautigan,
Éric
Plamondon
dresse
le
tableau
de
l'Amérique
pour
que
le
lecteur
puisse
répondre
lui-même
à
cette
question
shakespearienne.
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La
vie
est
une
mayonnaise.
L'auteur
s'est
intéressé
à
"
cette
mystérieuse
émulsion
pour
ses
propriétés
de
réussite
et
d'échec
".
Le
succès
est
important
parce
qu'elle
nappe
tous
les
plats
de
l'existence
en
commençant
par
celui
des
origines.
La
quête
d'identité
serait
les
prémices
du
bonheur.
Pour
Brautigan,
elle
commence
à
Montréal,
où
est
né
son
grand-père
maternel.
C'est
le
point
A
d'une
longue
marche
vers
le
point
B
se
situant
à
Bolinas
sur
la
rutilante
côte
californienne.
À
l'Est,
rien
de
nouveau.
Le
paradis,
c'est
l'Ouest,
en
commençant
par
la
ruée
vers
l'or
et
en
atteignant
son
apogée
avec
le
glamour
hollywoodien.
Le
rêve
américain
:
rêver
de
la
côté
Ouest
où
tout
est
permis.
Le
bonheur
n'y
a
pas
nécessairement
ses
entrées.
La
vie
de
Brautigan
en
est
la
preuve.
L'uvre
de
cet
auteur
est
"
une
balle
perdue
"
en
marge
de
la
culture
des
officines.
Gabriel
Rivages,
l'alter
ego
de
Plamondon,
est
un
inconditionnel
de
ce
beatnik.
Comme
ce
dernier,
il
tente
de
se
construire
une
réalité
inspirée
d'une
contre-culture
afin
de
se
donner
une
conscience
plus
inclusive.
Une
conscience
épousant
l'idéal
frénétique
d'une
génération,
qui
a
rêvé
sous
l'effet
de
l'acide
et
de
l'alcool.
L'écriture
suit
le
mouvement
de
cette
quête
échevelée.
Écriture
éclatée
d'un
roman
qui
semble
tiré
des
informations
de
Wikipedia.
En
fait,
le
roman
est
très
moderne
de
par
sa
fragmentation.
Ça
rencontre
les
exigences
du
lecteur
formé
par
le
zapping
ou
les
réseaux
sociaux.
Cette
forme
risque
de
déplaire
à
plus
d'un,
mais
les
jeunes
sauront
davantage
l'apprécier.
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