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Gramont,
Monique
de.
Méchants
Voisins.
Éd.
Hurtubise,
2009,
449
p.
Le
Voisinage

Le
mauvais
voisinage
est
un
thème
délaissé
en
littérature.
Seules
deux
romancières
ont
démontré
à
quel
point
certains
voisins
peuvent
être
enquiquineurs.
Nicole
Filion
a
abordé
le
sujet
en
2002
dans
Noces
Villageoises.
Plus
récemment,
Monique
Gramont
lui
a
emboîté
le
pas
avec
Méchants
Voisins.
Son
roman
sapparente
à
une
chronique,
qui
relève
les
faits
et
gestes
dune
famille
désinvolte
de
Montréal.
Esmeralda,
une
Sud-américaine
mariée
à
un
ouvrier
de
la
construction,
perturbe
allègrement
la
tranquillité
des
voisins
avec
ses
six
filles.
Impossible
de
signaler
leur
comportement
inopportun
sans
attirer
les
foudres
de
cette
famille
mal
culottée,
qui
ne
se
gêne
pas
de
recourir
au
vandalisme
pour
châtier
les
victimes
qui
osent
se
plaindre.
Ce
nest
pas
seulement
lentourage
immédiat
qui
subit
les
contrecoups
de
leurs
murs
tapageuses
et
querelleuses,
mais
tous
les
résidants
de
la
rue.
Pourtant
ce
sont
des
gens
paisibles,
qui
se
montrent
même
prêts
à
aider
ces
béotiens
quand
le
couple
se
sépare.
Ce
canevas
a
servi
de
trame
au
second
volet.
Avant
den
arriver
aux
malheurs
de
Cicius,
lauteure
retrace
le
parcours
qui
en
a
fait
le
voisin
dune
famille
grotesque.
Issu
dun
milieu
aisé
et
cultivé,
le
héros
habite
avec
ses
parents.
Homme
tolérant
et
amoureux
des
lettres,
il
enseigne
la
littérature
jusquà
ce
quil
acquiert
la
librairie
dune
vieille
dame,
dont
il
est
lami
et
le
confident.
Après
la
mort
de
sa
mère,
son
nid
douillet
est
mis
en
péril
quand
son
père
médecin
convole
en
seconde
noce
avec
une
jeune
femme
attirée
par
les
portefeuilles
bien
garnis.
Pour
éviter
le
joug
dune
belle-mère,
il
change
de
bourreau
en
achetant
la
fameuse
maison
qui
lui
a
gâté
lexistence.
Ce
premier
volet
fait
ressortir
la
personnalité
rose
dun
héros
ayant
profité
dune
belle
éducation.
Insensibles
à
sa
vitalité
intellectuelle
et
branchée,
les
philistins,
qui
avoisinent
malheureusement
son
domicile,
ont
poussé
linsulte
jusquà
le
désigner
sous
la
périphrase
de
«
couilles
molles
»
Sidonie,
une
anthropologue
qui
uvre
au
Mali,
peut
témoigner
du
contraire
pour
sêtre
glissée
entre
ses
draps
de
satin
grenat
lors
de
ses
brefs
passages
à
Montréal.
La
douceur
du
caractère
de
Cicius
frapperait
moins
lattention
si
lauteure
avait
approfondi
davantage
la
dynamique
du
voisinage
au
lieu
de
se
contenter
de
compiler
à
un
rythme
étourdissant
les
mésaventures
à
lorigine
de
son
exaspération.
Heureusement,
les
courriels
damour
que
les
tourtereaux
séchangent
brisent
la
psalmodie
lassante
des
doléances
!
Bref,
cest
une
uvre
plutôt
kitsch
convenant
surtout
à
un
public
adolescent.
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