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Ce
Tartarin
bourlingueur
est
alors
transporté
d'urgence
à
Katmandou,
dans
une
camionnette
déglinguée
sur
des
routes
cahoteuses.
C'est
davantage
un
chaos
dans
sa
vie.
Un
incident
qui
le
pousse
à
démêler
l'essentiel
de
l'accessoire
dans
les
enjeux
existentiels.
Sa
première
interrogation
porte
sur
le
sourire
gratuit
de
son
entourage.
Pourquoi
les
Occidentaux
comblés
n'arrivent
pas
à
soulever
les
commissures
des
lèvres
?
L'argent
ne
fait
pas
le
bonheur.
Le
dicton
s'avère
en
ce
pays
asiate.
La
pauvreté
définit
l'existence
népalaise,
coincée
de
surcroît
entre
les
révolutionnaires
maoïstes
et
les
traditionalistes
au
pouvoir.
C'est
sur
une
toile
politique
que
le
héros
examine
les
sentiers
à
emprunter
à
la
lumière
du
comportement
des
personnages.
Des
êtres
pacifistes
que
rien
n'altère,
tel
le
moine
bouddhiste
Absam,
un
congénère
du
frère
Tuck
dans
Robin
des
bois.
L'adversité
ne
leur
interdit
pas
de
respirer
le
bonheur
même
s'ils
sont
conscients
des
problèmes
nationaux
au
point
d'envisager
de
se
laisser
subjuguer
par
le
Coca-cola
de
l'Amérique.
L'étalage
monétaire
du
héros,
qui
se
paie
les
meilleurs
soigneurs
pour
recouvrer
la
santé,
pousse
son
guide
Shiva
à
vouloir
immigrer
au
Canada.
Pourtant
le
rêve
américain
est
plutôt
un
cauchemar
si
l'on
se
fie
au
cynisme
de
la
population.
Comme
son
parangon
Saint-Exupéry,
il
cherche
le
paradis
perdu
au-delà
de
la
politique
et
des
cultures.
Il
trouve
impératif
de
tracer
les
sillons,
qui
retournent
le
terreau
de
la
paternité
et
de
l'amour
qu'éclairent
ses
délires
épileptiques
auxquels
le
titre
fait
allusion.
Il
met
le
focus
sur
les
autres
avec
qui
il
faut
composer
une
fratrie
serrée.
Dans
cette
optique
d'harmonie,
l'enfer
n'est
plus
les
autres,
mais
soi-même.
Plutôt
séraphique,
le
propos
se
concrétise
dans
la
joie
de
se
retrouver,
le
père
et
ses
deux
fils,
dans
la
nature
sauvage
de
la
Côte-Nord.
Le
roman
est
un
cri
d'amour
empreint
de
lyrisme.
Un
cri
répercuté
du
Népal
pour
inviter
tous
et
chacun
à
la
solidarité.
Un
cri
aux
échos
insistants,
qui
soutient
plus
ou
moins
le
suspense
accroché
à
la
maladie
d'un
homme
perdu
au
bout
du
monde,
que
l'on
doit
rapatrier
au
Canada
dans
des
conditions
pénibles.
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