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Kattan,
Emmanuel.
(1968)
Nous
seuls.
Éd.
Boréal,
2008,
224
p.
La
Jalousie
qui
tue
Nous
seuls
dépassent
de
cent
coudées
tous
ces
romans
sur
les
trentenaires
en
quête
de
Valentin(e).
Celui
d'Emmanuel
Kattan
perce
un
univers
idyllique
en
mal
de
consistance.
Il
ne
s'agit
pas
de
la
peur
de
l'engagement,
mais
de
circonstances
qui
tiennent
les
amoureux
à
distance.
Soit
que
l'on
ne
sache
pas
décodé
les
messages
ou
soit
que,
carrément,
on
se
mette
les
pieds
dans
les
plats
en
trompant
la
partenaire
que
l'on
aime
C'est
le
cas
du
couple
français
apparaissant
dans
la
lorgnette
de
l'auteur.
Séparée
pendant
neuf
ans
à
la
suite
de
l'infidélité
d'Antoine,
Judith
se
retrouve
à
New
York
pour
régler
la
succession
de
son
père,
un
marchand
d'art.
Après
une
furtive
liaison
américaine,
elle
revient
à
Paris,
où
elle
renoue
avec
son
ancien
amant
à
l'emploi
d'une
firme
située
à
Londres.
Si
les
points
géographiques
diffèrent,
l'étau
se
resserre
par
contre
sur
leur
amour
fusionnel.
Il
n'en
ressort
pas
un
alliage
solide.
Il
s'agit
d'une
passion
maladive
minée
par
la
jalousie,
la
bactérie
mangeuse
d'âme.
L'héroïne
cherche
l'amour
originel
du
premier
couple
terrestre.
Pour
l'atteindre,
tous
ceux
qui
ont
été
les
partenaires
de
ses
aventures
antérieures
doivent
mourir
ainsi
que
celles
d'Antoine.
C'est
un
massacre
d'éliminations
qui
s'enclenche
pour
renouer
avec
la
pureté
de
l'acte
premier.
Le
second
volet
de
ce
roman
freudien
se
donne
des
allures
de
thriller
en
basculant
dans
un
suspense
qui
annonce
les
pires
malheurs.
Tuer
pour
être
pur,
comme
le
héros
d'Au-delà
des
visages
d'André
Giroux,
qui
renonce
aux
plaisirs
de
la
chair
en
tuant
la
femme
de
ses
désirs.
Avec
une
maîtrise
de
l'écriture
et
de
la
forme,
Emmanuel
Kattan
aborde
la
psyché
d'un
jeune
couple
promis
au
bonheur.
Mais
l'attente
révèle
plutôt
un
goût
de
souffre.
Voyageant
dans
le
temps
et
dans
l'espace
qui
mènent
vers
l'absolu,
la
narration
normative
rapporte
les
séquences
événementielles
que
Judith
entrecoupe
pour
les
mettre
en
perspective
dans
son
journal
personnel.
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