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Eddie,
Christine.
Parapluies.
Éd.
Alto,
2011,
192
p.
Vivre
au
féminin
Ce
roman
est
un
hymne
à
la
femme.
Une
Marseillaise
qui
rappelle
que
«
tous
ces
tigres
qui,
sans
pitié,
déchirent
leurs
seins
»
ont
un
seul
nom.
Cest
la
panne.
Panne
de
lépouse
mal
aimée
dun
professeur
originaire
de
lItalie,
panne
de
dune
amante
potentielle
trop
enrobée;
panne
de
la
femme
boudée
par
la
maternité,
panne
dune
fillette
sans
filiation
paternelle;
panne
dune
autre
atteinte
dun
cancer;
panne
de
la
mère
monoparentale;
panne
de
la
mamma
déracinée
de
lItalie.
Femmes,
somme
toute,
nourries
dun
«
sublime
orgueil
»,
un
orgueil
mercenaire
engagé
pour
une
guerre
à
finir
contre
ladversité.
Et
cest
ensemble,
comme
le
trio
multiple
des
mousquetaires,
que
ces
filles
de
la
patrie
triomphent
par
un
soir
diluvien,
qui
inonde
la
ville
sise
près
dun
fleuve
irrespectueux
du
rivage.
Une
Montérégie
enfin
asservie,
comme
le
dit
le
titre,
par
leurs
parapluies
réunis.
La
solidarité
leur
a
acquis
la
sérénité
pour
faire
fi
dun
mari
disparu
au
profit
dune
enfant,
qui
se
croyait
la
fille
de
Barak
Obama.
Une
mamma
qui
se
trouve
une
famille
au
sein
de
cet
univers
sans
assises.
Enfin,
chacune,
en
ce
soir
danniversaire,
sest
sentie
conférer
une
mission,
qui
oriente
son
avenir.
Une
fin
heureuse
à
linstar
de
tout
hymne
national.
Dans
le
sillage
du
roman
populaire
réussi,
ce
dernier
tient
la
route
grâce
à
une
écriture,
qui
dédramatise
la
thématique
par
son
caractère
joyeux.
Le
ton
emprunté
fuit
la
victimisation.
Ce
sont
des
battantes
projetées
vers
laval.
Cependant
la
facture
détonne.
À
prime
abord,
il
semble
sagir
de
nouvelles
alimentées
par
des
personnages,
qui
font
part
de
leurs
ambitions
éconduites
par
les
aléas
de
la
vie.
Et
le
fil
conducteur
en
serait
le
professeur,
qui
se
joue
des
sentiments
féminins.
De
fil
en
aiguille,
lauteure
éclaire
le
sentier
suivi.
Avec
astuce,
elle
fait
comprendre
quelle
profile
des
portraits
de
femmes,
dont
les
liens
nébuleux
les
rapprochent
dune
seule
réalité
:
les
embûches
de
vivre
au
féminin.
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