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L'Italien,
Annie
(Montréal)
Petit
Guide
de
l'orgueilleuse
(légèrement)
repentante.
Éd.
Québec
Amérique,
2008,
182
p.
Le
Chick
lit
Avant
que
la
mode
du
chick
lit
ne
s'estompe,
d'aucunes
se
pressent
au
clavier
de
leur
ordinateur
pour
proposer
leur
vision
de
la
gent
féminine.
Même
au
cinéma,
on
y
succombe,
tel
le
film
Caramel.
Pourtant,
depuis
Les
Précieuses
ridicules
et
Les
Femmes
savantes
de
Molière,
la
thématique
a
moult
fois
été
traitée,
voire
mieux
qu'on
le
fait
actuellement.
On
profite
du
succès
du
genre
pour
inonder
les
rayons
d'uvres
sommaires
et
écrites
sans
art.
Petit
guide
de
l'orgueilleuse
d'Annie
L'Italien
en
est
un
exemple
parfait
avec
sa
couverture
aguicheuse.
C'est
un
repas
entre
amies
qui
amène
le
lecteur
à
suivre
les
péripéties
que
l'héroïne
Anne
s'apprête
à
vivre.
Pour
ses
35
ans,
on
offre
à
cette
célibataire
indépendante,
des
vacances
dans
un
Club
Med
situé
dans
une
île
paradisiaque.
Le
voyage
est
organisé
sous
forme
de
chasse
au
trésor
pour
qu'elle
se
guérisse
de
son
orgueil,
un
péché
capital
qui
éloigne
les
prétendants
aussi
efficacement
que
certains
produits
répulsifs
pour
les
insectes.
Le
forfait
ne
précise
pas
qu'il
inclut
les
services
d'un
séduisant
accompagnateur,
dont
il
faut
se
méfier.
Va-t-il
conquérir
la
grassouillette
à
gougounes
du
Plateau
Mont-Royal
?
C'est
la
question
sur
laquelle
repose
l'intrigue.
Répondant
aux
capacités
intellectuelles
des
élèves
du
troisième
secondaire,
le
roman
insiste
pour
que
l'on
corrige
les
défauts
qui
rendent
les
relations
avec
autrui
difficiles,
voire
impossibles.
Pour
attirer
le
beau
Brummell,
il
faut
s'impliquer
avec
humilité
et
confiance.
Le
message
est
louable,
mais
l'uvre
est
d'une
grande
pauvreté.
La
plume
paresseuse
de
l'auteure
ne
peut
servir
d'écran
pour
dissimuler
les
faiblesses
du
roman.
Et
l'humour
peu
relevé
condamne
définitivement
l'ouvrage
aux
oubliettes.
Bref,
ça
manque
de
classe.
Dans
la
même
veine,
il
faut
plutôt
lire
Bonne
nuit,
bons
rêves,
pas
de
puces,
pas
de
punaises
de
Sylvie
Desrosiers.
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