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Leblanc,
François.
Quelques
jours
à
vivre.
Éd.
Triptyque,
2012.
167
p.
Bonheur,
es-tu
là
?
Bonheur,
es-tu
là
?
se
demandait
Francine
Ruel
dans
un
roman.
Elle
reprenait
le
questionnement
d'Yvon
Deschamps
:
"
Bonheur,
m'entends-tu
?
J'chu
pu
capable
d'attendre.
"
Le
héros,
Antoine
Barcelo,
du
roman
de
François
Leblanc
pourrait
faire
sienne
cette
supplication.
Bachelier
en
criminologie
et
marié
à
une
femme
d'une
classe
sociale
supérieure
à
la
sienne,
il
tente
tant
bien
que
mal
de
mener
sa
barge
à
bon
port.
Mais
point
de
port
à
l'horizon.
Il
fait
face
plutôt
à
un
iceberg,
qui
menace
d'en
faire
un
naufragé
si,
au
mieux,
il
s'en
tire.
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Pourra-t-il
survivre
à
l'infidélité
d'une
femme,
dont
l'amant
lui
ressemble
comme
deux
gouttes
d'eau?
Un
quadragénaire
bedonnant
avec
qui
il
devrait
partager
l'amour
d'une
épouse
désireuse
de
ne
pas
se
départir
ni
du
mari
ni
de
son
double.
Pourra-t-il
aussi
encaisser
les
menaces
de
mort
d'un
criminel
condamné
à
purger
sa
peine
dans
la
communauté
?
Mandaté
de
surveiller
le
mécréant,
Antoine
doit
l'appeler
en
pleine
nuit.
Ce
n'est
pas
des
déclarations
d'amour
qu'il
entend
au
bout
du
fil.
Et
comble
de
malheur,
son
père
diabétique
et
dément
disparaît
sans
crier
gare.
On
pourrait
croire
que
l'auteur
encombre
la
cour
pour
parvenir
à
écrire
un
nombre
de
pages
suffisant
afin
d'être
publié.
Eh
bien
non
!
Le
roman
tient
la
route
sans
égarer
le
lecteur
en
dépit
de
son
triple
suspense.
Même
s'il
en
est
à
sa
première
uvre
de
fiction,
l'auteur,
psychologue
de
profession,
n'a
pas
craint
de
relever
le
défi
de
ficeler
tout
ce
bagage
romanesque
auquel
il
a
ajouté,
de
surcroît,
le
profil
psychologique
des
dix
protagonistes.
Et
le
résultat
est
heureux.
On
sent
que
François
Leblanc
est
un
expert
en
relations
humaines
sans
pour
autant
nous
exposer
les
théories
des
maîtres
reconnus.
Son
métier
l'a
sensibilisé
à
la
problématique
des
couples
autant
qu'aux
relations
entre
parents
et
enfants.
Comme
héros
du
roman,
Antoine
est
le
mieux
décrit.
C'est
"
un
gars
ben
ordinaire
",
comme
le
chante
Robert
Charlebois,
qui
aimerait
bien
se
faire
comprendre.
"
Si
vous
saviez
comme
j'
me
sens
vieux.
J'
peux
pu
dormir,
chu
trop
nerveux
",
pourrait-il
dire
aussi.
Habitant
dans
le
décor
apocalyptique
des
raffineries
de
Montréal-Est,
il
n'est
jamais
parvenu
à
se
réaliser,
mais
il
voudrait
bien
connaître
son
Babylone.
Pour
se
consoler,
il
écoute
du
Leonard
Cohen
de
qui
il
implore
la
paix
de
l'âme.
Dance
me
through
the
panic
'til
I'm
gathered
safely
in
Lift
me
like
an
olive
branch
and
be
my
homeward
dove
Dance
me
to
the
end
of
love
Sous
un
titre
inapproprié,
l'auteur
a
manuvré
avec
aisance
le
lourd
matériel
d'un
thriller
en
fait
sur
la
crise
de
la
quarantaine.
Le
genre
est
plutôt
rare
pour
aborder
la
problématique.
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