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Labrecque,
Diane.
Raphaëlle
en
miettes.
Éd.
Hurtubise,
2009,
187
p.
Le
Suicide
qui
tue
autrui
Vouloir
aimer
dans
un
monde
aléatoire,
cest
aimer
un
nuage.
Il
laisse
quelques
gouttes
de
pluie
rafraîchissante
sur
son
passage
et
se
dissipe.
Sy
accrocher,
cest
se
condamner
à
être
malade
comme
la
chanté
Serge
Lama.
La
vie
est
un
«
océan
trompeur
»
:
il
est
allergique
au
bonheur,
qui
veut
sinstaller
à
demeure.
Naviguant
seule,
Raphaëlle
tente
de
renouer
avec
lui
après
le
suicide
de
son
conjoint.
De
port
en
port,
dalcôve
en
alcôve,
dun
bouteille
de
rhum
à
lautre,
elle
emprunte
finalement,
en
autostoppeuse,
litinéraire
qui
mène
à
la
côte
ouest
des
États-Unis.
Quand
une
bonne
samaritaine
la
fait
monter,
elle
découvre
une
femme
généreuse,
qui
lentraîne
à
partager
son
intimité
dans
les
motels
attendant
le
voyageur
assoiffé
dun
corps
chaud
sur
une
peau
brûlant
des
feux
de
la
trahison.
Cette
expérience
nouvelle
la
laisse
gros
jean
comme
devant
jusquà
ce
quun
compagnon
dinfortune
se
joigne
à
elle.
Cest
un
chien
égaré,
qui
échange
des
caresses
contre
une
amitié
fidèle.
Il
devient
son
garde
du
corps
alors
quelle
tend
une
main
sale
vers
les
passants
pressés.
Sa
descente
aux
enfers
suit
les
traces
de
La
Divine
Comédie
de
Dante
avant
daboutir
au
paradis,
qui
est
à
la
portée
dun
appel
téléphonique
à
une
sur
surprotectrice.
Sept-Îles
se
présente
comme
le
lieu
béni
de
son
enfance,
lieu
ouvert
sur
un
fleuve
qui
charrie
tous
les
rêves.
Y
accueillera-t-elle
sa
fille
Hania
quelle
a
abandonnée
à
sa
naissance
pour
faire
le
deuil
dun
amour
mort
prématurément
?
Lauteure
a
dressé
le
tableau
surchargé
dune
victime
dÉros.
Les
clichés
accolés
à
la
«
robineuse
»
sont
intégrés
dans
un
seul
personnage
:
père
alcoolique
et
incestueux,
parents
séparés,
infidélité,
abandon,
alcoolisme,
drogues,
itinérance,
vol,
suicide.
Ça
donne
une
impression
de
fourre-tout
malheureux
dautant
plus
que
la
technique
décriture
est
à
point,
en
particulier
les
dialogues
protégés
de
lennui
du
discours
direct.
Le
récit
des
dires
des
personnages
dame
le
pion
avec
brio
à
la
réplique
théâtrale.
Bref,
cette
uvre
intéressante,
axée
sur
le
pardon,
virevolte
au-dessus
de
tous
les
champs
dun
amour
en
deuil
au
lieu
den
explorer
un
avec
plus
de
profondeur.
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