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Laberge.
Marie
Sans
rien
ni
personne.
Une
parturiente
éventrée

Pourquoi
a-t-on
charcuté
à
Montréal,
en
1972,
la
Française
Isabelle
Bonnefoi
lors
de
son
accouchement
?
Elle
est
morte
comme
la
femme
éventrée
par
un
prêtre
sur
l'autel
dans
le
roman
Sur
le
seuil
de
Patrick
Senécal.
En
2007,
le
dossier
est
rouvert
à
la
demande
de
son
père
agonisant.
Un
commissaire
de
l'Hexagone
reprend
l'enquête
avec
une
collègue
de
la
Sûreté
du
Québec.
Commence
alors
un
périple
qui
les
emmène
de
Montréal
au
Bic,
en
passant
par
les
Îles-Saint-Pierre-et-Miquelon
et
les
Îles-de-la-Madeleine.
Même
si
le
lecteur
se
ballade,
comme
dans
un
road
novel,
en
plein
cur
de
paradis
touristiques,
il
ne
lit
en
fait
que
la
liste
toponymique
des
lieux
visités
par
les
enquêteurs.
La
spatialité
est
presque
indifférente
au
déroulement
de
l'intrigue,
contrairement
aux
polars
de
Jean
Lemieux,
campés
dans
l'archipel
madelinot.
En
fait,
il
s'agit
plutôt
d'un
scénario
prolixe,
qui
fait
bavarder
les
protagonistes
en
vue
de
la
résolution
d'un
dilemme
criminel.
Comme
un
épisode
de
fiction
réalisé
pour
la
télévision,
cette
uvre
se
limite
à
leurs
conversations.
Ils
discutent
afin
de
tirer
d'éventuelles
conclusions
de
l'interrogatoire
des
connaissances
ayant
un
lien
quelconque
avec
le
présumé
assassin
de
la
parturiente,
trucidée
par
ailleurs
pour
un
motif
fort
peu
crédible.
Cette
histoire
sans
originalité
est
d'un
ennui
mortel.
Pour
soutenir
l'intérêt,
l'auteure
a
misé
sur
la
pathologie
du
meurtrier,
mais
il
est
identifiable
dès
le
début.
Les
cent
premières
pages
se
lisent
tout
de
même
avec
un
certain
plaisir.
L'écriture
y
est
alerte,
voire
humoristique,
mais
la
suite,
brodée
avec
de
la
broche
à
foin,
est
génératrice
de
lassitude.
La
plume
s'alourdit,
et
l'humour,
basé
uniquement
sur
la
distinction
des
accents
et
des
expressions
vernaculaires,
n'accroche
plus
"
pantoute
"
de
rictus
aux
lèvres.
Qui
ignore
que
notre
langage
est
différent
du
ramage
de
nos
cousins
?
Le
phénix
du
paysage
policier,
qui
s'abreuve
à
la
source
de
la
culture
française,
est
certes
Le
Rouge
Idéal
de
Jacques
Côté,
inspiré
des
Fleurs
du
mal
de
Baudelaire.
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