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Baranger,
Luc.
Tabnarques.
Éd.
Québec
Amérique,
2011,
249
p.
La
Chasse
aux
pigeons
Vincent
Lacroix
écrit
dans
la
préface
de
ce
recueil
de
nouvelles
que
«
lescroc
est
toujours
arrêté
au
moment
où
son
projet
allait
rapporter
gros,
très
gros,
aux
victimes.
Quelle
sale
manie
ont
donc
les
flics
de
les
arrêter
à
quelques
heures
de
toucher
le
jackpot
?
»
La
confrérie
des
retors
est
crédible
et
uvre
dans
tous
les
champs
pour
dénicher
les
pigeons
que
lon
déplume
sans
remords.
Comme
lécrit
encore
Vincent
Lacroix
«
les
escrocs,
toujours
bien
mis,
sont
de
grands
acteurs
»
Luc
Baranger
et
André
Marois,
deux
auteurs
dorigine
française
qui
sentent
le
sirop
dérable,
corroborent
les
assertions
de
lhomonyme
du
célèbre
arnaqueur.
Les
six
premières
nouvelles
portent
la
signature
de
Luc
Baranger.
Avec
une
plume
pleine
de
verve,
il
décrit
les
coups
fumeux
daigrefins,
qui
en
sont
à
leurs
premières
armes,
Même
sils
ont
la
main
leste
sur
le
pécule
de
leur
prochain,
ils
sont
aussi
bien
disposés
à
honorer
lintimité
des
femmes,
dont
lamour
sest
dissout
dans
le
mariage.
Leurs
préoccupations
premières
restent
la
fraude,
qui
sapplique
même
aux
conjoints.
Les
déprédateurs
se
sauvent
avec
la
manne,
mais
les
dénouements
enseignent
avec
habileté
que
le
crime
ne
paie
pas.
Inspirés
par
le
rêve
de
Perrette
en
recourant
à
la
fraude,
ils
deviennent
«
Gros
Jean
comme
devant
»
à
linstar
de
La
Laitière
et
le
Pot
au
lait
de
La
Fontaine.
Si
lon
excepte
les
nouvelles
dAndré
Marois,
ce
recueil
savoureux
est
écrit
sans
jurons
hormis
deux
ou
trois
tabnarques
pour
harmoniser
luvre
à
la
couleur
du
Québec.
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