|
Bellavance,
Dominic.
Toi
et
Moi,
its
complicated.
Éd.
Coups
de
tête,
2010,
126
p.
Iphone
et
Facebook
Le
iphone
et
facebook
sont
au
cur
de
ce
roman,
qui
traite
dun
sujet
tout
à
fait
vierge.
Lauteur
relate
comment
des
étudiants
se
sont
servi
de
cette
technologie
pour
tourmenter
ceux
qui
se
sont
livrés
à
des
privautés
lors
dune
surprise-partie
du
département
du
design
du
Cégep
de
Sainte-Foye.
Le
héros,
Daniel
Perreault,
goûte
à
leur
médecine
pour
avoir
roulé
des
pelles
en
état
débriété
à
une
autre
que
son
amie
de
cur.
Photos
accusatrices
à
lappui,
le
pauvre
jeune
homme
doit
se
débattre
pour
sauver
son
honneur.
Sous
le
couvercle
de
lanonymat,
les
coups
fumeux
sont
facilités
par
le
Web.
Marshall
McLuhan
affirme
dans
Pour
comprendre
les
media
que
les
médiums
sont
chauds
ou
froids.
Ils
sont
froids
quand
un
écran
sépare
les
interlocuteurs,
ce
qui
accroît
la
curiosité
du
récepteur.
Selon
ce
professeur
de
Toronto,
tel
est
le
cas
du
téléphone,
qui,
à
cause
de
labsence
du
métalangage,
peut
déclencher
la
furie
des
communicateurs.
On
pourrait
en
dire
autant
de
facebook.
En
présence
dautrui,
la
hargne
tombe
au
profit
dun
peu
plus
de
civilité.
«
Dis-le-moi
en
face
»,
est
une
expression
bien
connue
pour
temporiser
une
oralité
orageuse.
Cest
le
canevas
sur
lequel
Dominic
Bellavance
exploite
le
monde
cruel
de
laddiction
à
la
cybernétique.
Il
reproduit
bien
la
fébrilité
de
tous
les
compulsifs
de
ce
médium
en
rapportant
uniquement
ou
presque
leurs
messages
électroniques.
Hormis
les
attaques
personnelles,
ils
néchangent
que
des
futilités,
genre
«
Je
déjeune
».
Le
roman
nous
familiarise
avec
lesprit
et
le
langage
anglicisé
et
peu
maîtrisé
des
cégépiens,
logés
tout
de
même
à
lenseigne
dune
culture
qui
s'approprie
les
progrès
scientifiques.
Les
propos
sont
limités
à
lhorizontalité
du
quotidien.
Aucune
élévation
ne
favorise
la
perception
de
la
personnalité
des
personnages,
à
lexception
de
la
mention
de
lappartenance
de
lamie
du
héros
au
mouvement
gothique.
Qui
sont
les
autres
?
Des
nanas
chiantes
et
des
jeunes
hommes
machistes
que
la
misogynie
rend
inaptes
aux
rapports
damitiés
avec
des
pairs
féminins.
Cet
opuscule
navrant
pour
les
femmes
les
présente
comme
des
«
bitches
juste
bonnes
à
fourrer
».
La
vulgarité
na
pas
soulevé
de
bashing
dans
les
blogs.
Au
contraire,
on
a
plutôt
chillé
en
lisant
cette
uvre
peu
édifiante
et
réservée
aux
initiés
du
Web
à
cause
de
sa
facture.
Bref,
on
recommande
de
fuir
facebook
pour
ne
pas
être
phagocytés
par
les
femmes.
|