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Montpetit,
Carole
Tomber
du
ciel.
Éd.
Boréal,
2006,
127
p.
La
Vie
n'est
pas
un
jardin
de
roses
En
1972,
Nana
Mouskouri
et
Fernand
Gignac
ont
chanté
:
"
Quelle
importance
le
temps
qu'il
nous
reste,
nous
aurons
la
chance
de
vieillir
ensemble.
"
Aujourd'hui
ils
chanteraient
:
"
Profitons
du
temps
qui
passe,
nous
n'aurons
pas
la
chance
de
vieillir
ensemble.
"
Les
statistiques
corroborent
d'ailleurs
cette
assertion.
Rapidement,
il
faut
dire
adieu
à
ceux
que
l'on
a
aimés
et
à
ce
que
l'on
a
aimé.
Comme
l'indique
le
titre
d'un
film,
"
les
dieux
sont
tombés
sur
la
tête
".
Le
traumatisme
a
causé
à
l'humanité
des
séquelles
permanentes
:
les
couples
se
séparent,
la
vieillesse
emprisonne
la
mémoire,
la
maladie
rend
les
rêves
impossibles,
la
déviance
peuple
les
prisons
Et
les
SCHLD
offrent
à
fort
prix
l'attente
du
repos
éternel.
Dans
ces
conditions,
le
Requiem
est
attendu
avec
impatience
comme
le
laisse
entendre
le
titre
de
la
dernière
nouvelle.
En
somme,
la
vie
s'enracine
dans
une
vallée
de
larmes
avant
que
la
mort
ne
la
transplante
pour
l'éternité
dans
un
paradis
orné
de
roses.
C'est
du
moins
ce
qu'affirme
le
christianisme.
Autrement
dit,
chaque
jour
éloigne
du
berceau
et
rapproche
du
tombeau.
Certains
même
vivent
à
tombeau
ouvert.
Mais
entre
les
tenants
et
les
aboutissants
de
l'existence,
comment
vivre
avec
sérénité,
se
demandait
André
Ricard
dans
son
roman
Une
paix
d'usage
?
Ce
recueil
est
le
fruit
d'une
auteure
qui
n'est
pas
née
de
la
dernière
pluie.
La
quarantaine
lui
offre
assez
de
recul
pour
tenir
les
rêves
fous
à
distance.
L'aventure
humaine
lui
fait
broyer
du
noir
à
l'instar
de
Gilles
Archambault
dans
Comme
une
panthère
noire.
C'est
avec
une
plume
studieuse
que
Caroline
Montpetit
tente
de
nous
convaincre
que,
si
"
c'est
la
rose
l'important
",
elle
est
aussi
rare
qu'un
trèfle
à
quatre
feuilles.
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