|
Jacob,
Suzanne.
2.
Un
dé
en
bois
de
chêne.
Éd.
Boréal,
2010,
171
p.
Une
quête
de
sens
Suzanne
Jacob
a
fui
son
Abitibi
natal
pour
être
instruite
ou
déconstruite
par
les
surs
de
lAssomption
de
Nicolet.
Les
«
pisseuses
»
lui
ont
peut-être
donné
le
goût
de
fouiller
les
âmes
des
centaines
de
pensionnaires
en
robe
noire
rehaussée
dun
collet
blanc
rendu
irritant
par
lamidon.
Que
pouvait-il
se
passer
dans
toutes
ces
têtes
?
Lauteure
leur
a
tricoté
un
destin
composé
dun
brin
de
laine
écrue,
sortie
tout
droit
dune
enfance
et
dun
présent
garants
dun
avenir
terrorisant.
Ce
recueil
de
nouvelles
raconte
les
énigmes
vécues
par
des
personnages
qui
ont
une
vision
du
monde
ambiguë.
Tremblant
comme
les
feuilles
du
peuplier,
ils
sont
en
attente
dune
catharsis
sur
le
quai
dun
bonheur
retenu
pour
des
motifs
nébuleux
que
lon
tente
de
faire
sourdre
du
subconscient.
Comment
atteindre
le
large
quand
les
haussières
sont
enroulées
autour
des
bittes
?
Pourtant
derrière
les
paralysies
du
cur
comme
du
corps
se
camoufle
la
vraie.
Pourquoi
cet
arbuste
pousse-t-il
en
plein
désert
de
lArizona,
demande
le
protagoniste
de
la
dernière
nouvelle
?
Ses
racines
sont
assez
longues
pour
rejoindre
une
nappe
deau
capable
de
favoriser
sa
croissance
dans
un
milieu
aride,
comme
peut
lêtre
notre
environnement
avec
les
dérapages
des
curs
rageurs,
qui
outragent
les
curs
muets.
La
peur
de
la
douleur
de
vivre
est
déjà
inscrite
dans
un
passé
qui
se
transpose
en
futur
antérieur.
Comme
une
psychothérapeute,
Suzanne
Jacob
tente
de
déminer
le
sol
des
scories
dangereuses
quon
y
a
enfouies.
Ce
nest
pas
une
mince
tâche.
Son
écriture
en
fait
foi.
Elle
poursuit
des
labyrinthes
apparemment
sans
issues.
Mais
on
sent
que
derrière
les
mots
se
cache
ce
couplet
de
Maudit
Bonheur
de
Michel
Rivard
:
L'âme
divague
Le
cur
prend
l'eau
T'as
eu
la
chienne
J'ai
eu
d'la
peine
T'as
eu
ma
peau
Maudit
bonheur
|