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Langlois,
Fannie.
Une
princesse
sur
lautoroute.
Éd.
Triptyque,
2010,
123
p.
LUnivers
dune
schizophrène
«
Ce
livre
vous
projettera
entre
deux
mondes
à
la
recherche
dune
étoile.
»
Cest
la
dédicace
que
Fannie
Langlois
a
inscrite
dans
lexemplaire
du
roman
que
je
me
suis
procuré.
Avec
cette
uvre,
elle
plonge
dans
la
quête
dune
jeune
femme
schizophrène,
qui
tente
de
surnager
en
suivant
létoile
rédemptrice
comme
une
reine
mage,
qui
atterrira
en
Europe
au
lieu
de
Bethléem.
Internée
près
de
Trois-Rivières,
lhéroïne
réussit
à
fuir
linstitution
en
plein
hiver.
Recueillie
par
un
bon
samaritain
le
long
de
lautoroute
55,
elle
vient
gîter
à
Montréal,
où
une
prostituée
la
materne
en
linitiant
à
son
métier.
Cest
le
début
dun
long
cheminement,
qui
renseigne
au
compte-gouttes
sur
lamont
de
cette
Trifluvienne,
prisonnière
dun
corps
chétif
et
dun
esprit
phagocyté
par
des
rêves
éveillés.
Roman
onirique
en
fait,
qui
unit
le
destin
de
lhéroïne
à
celui,
similaire,
de
Magdala,
une
jeune
prisonnière
dun
couvent
de
religieuses
du
Moyen
Âge.
Lauteure
construit
un
parallèle
entre
ces
deux
femmes,
qui,
au-delà
des
frontières
temporelles
et
géographiques,
subissent
la
même
dynamique
de
lenfermement
dont
elles
veulent
saffranchir.
Se
libérer
de
soi
exige
un
dieu
épiphane,
tel
un
ami
denfance
ou
tel
un
chevalier,
prêt
à
apaiser
la
tempête,
qui
bat
son
plein
pour
des
femmes
traquées
sur
les
traces
de
lamour.
Et
le
partage
des
peines
à
travers
le
rêve
lénifie
les
courroux.
Ce
roman
plutôt
original
élève
la
thématique
au
rang
des
universaux
en
contournant
les
balises
contraignantes
des
époques
et
des
lieux.
Lauteure
sest
montrée
fort
audacieuse
avec
ses
personnages,
dont
lambiguïté
calculée
entretient
le
suspense.
Cet
exercice
labyrinthique
savère
fécond
pour
ceux
qui
s'intéressent
à
la
psychologie
des
âmes
tourmentées.
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