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Forget,
Marc.
Versicolor.
Éd.
XYZ,
2011,
238
p.
Médecin
sans
frontières

Le
plus
terrible
dans
une
rupture,
cest
de
perdre
la
capacité
démouvoir
lautre.
Afin
de
se
prouver
quil
existe,
le
héros,
qui
est
plutôt
le
héraut
des
loosers,
a
choisi
de
refaire
le
monde
en
offrant
ses
services
à
«
une
multinationale
de
lhumanitaire
».
Les
ONG,
«
drapés
dans
leur
propre
légende
»,
comptent
bien
être
vénérés
pour
leurs
exploits
plutôt
imaginaires.
Lauteur,
qui
est
médecin
à
Puvirnituq,
a
participé
à
quelques
missions,
qui
lui
ont
appris
que
les
coopérants
sont
laissés
à
eux-mêmes.
Et
si
lon
nen
meurt
pas,
on
peut
toujours
se
les
remémorer
en
se
soulageant
dune
maladie
tropicale
incurable.
Cest
le
prix
à
payer
de
la
quête
de
soi.
Le
docteur
David
Dupuis
la
appris
à
ses
dépens.
Revenu
du
Soudan
avec
une
maladie,
qui
le
prive,
comme
un
daltonien,
de
la
dimension
versicolore
des
choses,
il
passe
sa
convalescence
dans
un
chalet,
où
son
ami
Loïc,
lamant
de
son
ex-femme,
lui
prodigue
les
meilleurs
soins.
Entre
les
deux
hommes
sest
développée
une
amitié
presque
salvatrice.
Mais
qui
peut
oser
se
prendre
pour
un
rédempteur
?
Ninocule-t-on
pas
plutôt
«
un
peu
de
sa
noirceur
»
?
«
Que
sait-on
de
lâme
de
nos
amis
?
»
écrit
Loïc,
qui
a
invité
David
en
Argentine,
où
il
tourne
son
prochain
film.
Pause
réconfortante
aux
bras
dune
compagne
dAfrique
qui
la
rejoint
à
Rio
de
Janeiro.
Marc
Forget,
ancien
concurrent
de
La
Course,
destination
monde,
a
une
expérience
de
vie
unique
quil
réussit
à
partager
avec
éloquence
dans
le
volet
africain.
Le
volet
argentin
est
raté.
Dommage
!
Mais
quand
même,
ce
roman
parvient
à
traduire
le
blues
de
lhumanitaire,
déçu
comme
le
businessman
que
chante
Claude
Dubois
Au
fond,
je
n'ai
qu'un
seul
regret
J'
fais
pas
ce
que
j'aurais
voulu
faire
Qu'est-ce
que
tu
veux
mon
vieux
Dans
la
vie
on
fait
ce
qu'on
peut
Pas
ce
qu'on
veut...
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